Interrogation

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marc deg

29/04/2020 à 23:39

Donc si j’ai tout compris , la salive ne contient pas beaucoup de virus par rapport aux nez ou aux cordes vocales vu qu’on ne fait pas un test par la salive mais qu’il faut aller dans l’arrière gorge, les muqueuses buccales ne semblent pas affectées.
Donc les chinois à wuhan ont soigné environ 100000 patients pour 1800 personnels dont des hygiénistes au détartreur facile :-) dans le personnel pendant les mois de décembre et janvier et au total 12 cas de covid dans le personnel , sans utiliser des ffp2 , des épis, de digue , d’aspiration , de purificateur. Et on n’est même pas certain que les 12 ont été contaminé dans la clinique.
Donc on admet que nos aérosols sont nettement plus petits que ceux produits par la toux , éternuement, donc nos aérosols devraient contenir nettement moins de virus à l’intérieur , en plus en contact avec une salive qui n’en contient pas de trop, donc aérosol plus petit , il va se dessécher plus rapidement ;
Donc on admet qu’on ne va soigner que des personnes sans fièvre, sans antécédents., je sais qu’on pourrait avoir des asymptomatiques mais donc produise moins de virus aussi.

Mais tout le monde se focalise sur la production de nos aérosols , on nous dit FFP2 si on fait un soins avec aérosols et masque chirurgical pour une simple consultation ou des soins ne générant pas d’aérosols ….
On essaie de nous refourguer des appareils à UV qui sont sorti en 2000 pour une épidémie , qu’on a essayé de nous revendre en 2011 et qu’on ressort aujourd’hui , le steril air qui tue 90% des virus qui passe , donc on reprend des aérosols qui sont descendus vers le bas , on les fait remonter et on remet les 10% qu’il reste à hauteur du visage (je n’invente pas les chiffres , ils sont donnés dans la pub …)

On n'a jamais pu mettre en évidence à ma connaissance , un cluster autour d’un cabinet dentaire dans le monde, il n’y a aucune preuve d’une contamination par nos aérosols de par le monde , ni aucune preuve que c’est impossible

Maintenant , je comprends qu’on doive prendre des précautions , digue, bain de bouche, aspiration chirurgicale ( au passage je suis très content de mes canules d’aspiration avec miroir de chez dentsply) mais est-ce qu’on ne focalise pas sur un problème nos aérosols en ne pensant pas aux aérosols produits par les patients , n’est-il pas plus dangereux d’expliquer un plan de traitement sans protection visière , simple masque chir à distance proche , que de travailler en bouche avec visière, ffp2, aspiration, bain de bouche.
N’est-on pas dans l’erreur de stériliser à mort après la production d’un aérosol par une de nos turbines et en se disant , ce n’est qu’une consultation et une radio , j’en fais moins ????
Au fait aussi , on entend sans arrêt CA rouge et pas turbine , au final je n’en suis pas trop certain non plus, les chinois pour leur urgence ont utilisé des turbines. Il y a de l’air qui passe dans nos CA pour refroidir le moteur et l’air repasse avec l’eau dans le CA , donc question y a-t-il vraiment une différence entre une turbine et un CA rouge point de vue aérosols

Quand on voit les milliers de contaminés dans le monde , ils n’ont pas tous été en contact avec les aérosols du dentiste …

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vulpi

30/04/2020 à 00:15
Silver_surfer_site_zzzeup

Algi

30/04/2020 à 00:57

Le test est en evaluation...

Si il marche résultat en'30 min.

Du coup on peu soigner les patients négatifs et prendre les mesures adéquates pour les positifsnet leurs contacts.

Espérons que l'evaluation soit favorable.

--

https://open.spotify.com/user/8iz7teu84dfphmgspeh2979o8/playlist/59Tfpt7zoHfkI27430lfNg?si=MAiYEkb2S6mMV6qNX2aFwg

On a toujours le choix mais entre quoi et quoi?
Vas-y boulégue et l'avenir te le dira!

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poignée de porte

30/04/2020 à 06:37

Ceci dit tu as raison sur un point : je pense qu’ une bonne partie des aérosols du dentiste est juste de la flotte non contaminée par la salive et balancée par nos instruments .
Si je prenais et que je captais l’ensemble des aérosols produits pendant un acte et en suspension dans l’air , on pourrait sans doute noter qu’il y a déjà :
1) finalement peu de salive nébulisée
2) parmi cette salive nebulisée j’aimerais bien connaître quelle est la proportion de salive contaminée
3) 97% de flotte nébulisée n’est absolument pas contaminée par la salive
4) 2,5 % de flotte mélangée à de la salive dont une portion est contaminante.
5) 0,5% de salive dont seule une proportion est vraiment contaminante.

À part pour les gros baveurs qui produisent beaucoup de salive, la grande majorité des aérosols c’est juste de la flotte

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doc.odonto.91

30/04/2020 à 07:18

Bravo pour ce raisonnement plein de bon sens Marc.
Je me posais aussi la question: N'en fait-on pas trop?
Y a t'il eu beaucoup de patients et dentistes contaminés avant le confinement?
Sachant qu'on exerçait à proximité du virus avec uniquement nos masques chirurgicaux et nos procédures habituelles...
On a très certainement soigné quelqu'un de porteur, surtout dans les départements les plus atteints...
Sachant que la plupart des patients ont été confinés, ils vont ressortir de chez eux à priori dans le même état qu'au début du confinement...
En fait, le plus important serait de faire un test (fiable) juste avant le début des soins, ou à défaut un très récent.
Il faudrait aussi qu'on sache avant de reprendre le travail, si nous également, nous avons rencontré le virus.
PS
Au début, j'ai beaucoup toussé mais sans fièvre et rien d'autre de suspect. Et c'est passé...

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marc deg

30/04/2020 à 08:03

vulpi écrivait:
-----
> Effectivement il doit pas y en avoir dans la salive...
> https://www.lequotidiendumedecin.fr/actus-medicales/recherche-science/covid-19-le-cnrs-et-le-chu-de-montpellier-evaluent-un-test-salivaire-rapide

Quand on lit que même les test les plus sensibles aujourd'hui , il y a des faux négatifs car la charge virale est trop faible en ayant fait un prélévement nez ou gorge alors que le scan montre les dégats dans les poumons ....
Je n'ai pas dit qu'il n'y en avait pas mais beaucoup moins , faire un test rapide qui donnera 50-60-70 % de positif a un sens en hospitalisation (avec 30-40% de faux négatifs contaminé quand même), ce qui permet de réduire le nombre de test plus pointus à faire. Si aujourd'hui , on ne fait pas un test salivaire , c'est qu'avec les réactifs actuels , il y a trop peu de virus pour les mettre en évidence.
Question subsidiaire ? est ce que les glandes salivaires produisent le virus ou les virus viennent du système respiratoire et se mélangent à la salive

Et ceci est loin d'être théorique pour moi , en Belgique , j'assure les urgences depuis le 15 mars , donc je suis au contact des aérosols depuis le 15 mars .

Mais par exemple dans tous les conseils que l'on lit , on n'a jamais parlé de diminuer l'eau de nos turbines , si on n'envoie pas deux fois moins d'eau , il me semble logique d'avoir deux fois moins d'aérosols

Tu sais depuis le début , on change presque tous les jours , certaines procédures , par exemple au début on donnait une solution alcoolique pour se laver les mains à l'entrée. Sauf que deux minutes plus tard , il elle se déshabille, sort sa carte identité pour moi , vitale pour vous je crois, qu'il , elle enlève son masque , à quel moment faire la désinfection alcoolique
Autre exemple , le sac de la dame on le met où
le masque qu'il ou elle enlève théoriquement juste au moment des soins , on le met où au fauteuil

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Pier

30/04/2020 à 09:12

Savez vous si quelqu'un a eu l'idée d'analyser ce fameux produit de nébulisation disséminée en halo autour de nous pendant les soins pour savoir ce qu'il contient exactement?

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marc deg

30/04/2020 à 09:52

VOus avez vu les infos sur le site suisse des dentistes https://www.sso.ch/fr/accueil/coronavirus-actualisation.html

seul les cabinets avec fenêtre ou vmc peuvent reprendre ? il y a aussi une rubrique pour les membres , si on avait un dentiste suisse qui peut nous faire un résumé

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Chantale

30/04/2020 à 09:54

Encore une histoire belge tout ça.

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Nesles

30/04/2020 à 10:42

Aérosols et risque infectieux au cabinet dentaire
La cavité buccale s’intégrant dans le complexe oro-naso-pharyngé abrite des bactéries et
des virus présents dans la salive et les fluides oraux et issus du nez, de la gorge et des voies
respiratoires.
De nombreux actes et procédures dentaires peuvent générer des aérosols et des projections
de salive ou de sécrétions naso-pharyngées susceptibles de contaminer l’air avec des
bactéries/virus ; ces particules suffisamment petites peuvent rester dans l’air durant une
longue période puis sur les surfaces et infecter des personnes du cabinet si elles sont
produites par une personne infectée proche, soit directement en l’absence du port de
masque, soit indirectement par contact avec les surfaces ou les instruments contaminés.
Ainsi, durant les soins dentaires, des agents bactériens (42% de Streptococcus genus, 41%
de Staphylococcus et 17% de bactéries Gram-négatives) ont été retrouvés sur les masques
de l’équipe soignante, le scialytique, les surfaces de l’unit et les tablettes mobiles contenant
les instruments et le matériel10,11.
Une revue de la littérature12 publiée en 2014 a analysé les études concernant la transmission
d’une maladie par voie aérienne ainsi que la contamination associée à différents actes
dentaires et les moyens de contrôle de cette contamination.
Les études microbiologiques identifiées ont permis de mesurer la quantité d’aérosols
produits durant différents actes et de les comparer en se basant sur la méthode de
croissance bactérienne.
Ainsi, le degré de contamination aéroportée le plus élevé était obtenu avec le détartrage
ultrasonique (avec présence de sang dans les aérosols lors de surfaçage radiculaire) puis
avec l’usage de la turbine, l’aéropolissage et avec d’autres instruments tels que la seringueair/eau et le contre-angle de prophylaxie. Les auteurs n’ont pas identifié d’étude liée à l’aéroabrasion.
Les résultats des études retenues ont mis en évidence que les aérosols et projections
obtenus par interaction de l’eau de refroidissement, de vibrations ultrasoniques ou d’air
Précautions additionnelles en période d’épidémie (COVID-19) – FFO – v 23 avril 2020 19/22
compressé et de mouvement de rotation (détartrage ultrasonique et sonique, polissage,
seringue air/eau, préparation d’une dent avec pièce à mains turbine, préparation d’une dent
par aéro-abrasion) constituaient un risque potentiel de transmission d’une infection au
personnel soignant et à toute autre personne dans le cabinet dentaire.
L’utilisation d’une aspiration puissante avec un grand volume d’air évacué en peu de temps,
idéalement actionnée par une assistante, réduisait la contamination aéroportée de 95% lors
d’un détartrage ultrasonique ou sonique, de 95% lors d’un aéro-polissage, de 99% lors de
l’utilisation de la seringue air/eau. La contamination aérienne était réduite au minimum avec
l’usage de la digue lors de la taille d’une dent avec une turbine. Enfin, la contamination
bactérienne associée à la préparation d’une dent par aéro-abrasion est inconnue ; seule la
contamination avec les particules abrasives a été mise en évidence.
Bien que, comme pour toute autre procédure de contrôle de l’infection, il est impossible
d’éliminer totalement le risque lié aux aérosols dentaires, les auteurs ont toutefois conclu
qu’il était possible de le diminuer avec des précautions simples et peu onéreuses.
S’appuyant sur les études identifiées et leurs résultats, afin de réduire le risque de
contamination aéroportée, les auteurs ont émis les recommandations suivantes :
- Suivi des précautions standard,
- Bain de bouche avant le soin,
- Utilisation si possible de la digue,
- Utilisation d’un système d’aspiration à haut volume pour tous les actes, maintenu
préférentiellement par une assistante ou attaché à l’instrument utilisé.
Une autre piste évoquée pour réduire la contamination aéroportée est le recours à des filtres
à particules aériennes à haute efficacité (HEPA) ou au traitement ultraviolet du système de
ventilation. Les auteurs soulignent toutefois que ces dispositifs ne sont efficaces que lorsque
les microorganismes sont déjà dans l’air de la pièce, sont assez onéreux et nécessitent des
modifications techniques du système de ventilation.
Une revue récente13 en 2017 a analysé les sources génératrices de bio-aérosols en chirurgie
dentaire, la charge microbienne et la composition des bio-aérosols ainsi que le risque
potentiel de contamination associé.
Dix-sept études ont été identifiées (jusqu’en mars 2016). L’analyse de la composition
microbienne avec différentes techniques de culture (les plus fréquentes, technique active
d’Andreasen avec prélèvement d’air ou technique passive de culture avec boites de Petri et
agar) a mis en évidence 19 espèces bactériennes (7 Gram-négative and 12 Gram-positive)
et 23 fungi. Aucune de ces études n’a recherché la présence de virus ou parasite.
La charge moyenne bactérienne dans les bioaérosols était estimée entre 1 et 3.9 UFC/m3.
Dans 6 études, l’analyse de la contamination des bioaérosols, avant et après le traitement, a
montré initialement une charge bactérienne/fungi de 0.7 à 2.4 UFC/m3 et après le traitement,
une charge de 1 à 3.1 UFC/m3.

Harrel. Aerosols and splatter in dentistry A brief review of the literature and infection control implications.
JADA. 2004