Forum associé : COVID-19

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golguk

24/04/2020 à 15:00

Ne serait-il pas judicieux de généraliser les tests rapides (de 15 à 45min pour le résultat) ou si il ne sont pas disponibles de tests PCR avant de commencer tout soin en bouche (et de s'assurer qu'il sont négatifs) au moment de la ré-ouverture des cabinets.
Tout en maintenant l'ensemble des protections avec surblouses, FFP2 et visière.
De cette manière nous minimiserions le risque de transmission pour nous et nos patients tout en évitant de disséminer le virus.

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edmond

24/04/2020 à 15:04

Il faut tester et isoler les cas contagieux et leurs
contacts .
Cela nous renvoie aux insuffisances étatiques

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holeinone

24/04/2020 à 15:14

Ben oui ce serait idéal !!!!
Tout le monde ne peut être que d'accord là-dessus.
Mais ce n'est pas réalisable : il n'y en a pas !!!

40.000 dentistes multiplié par minimum 5 tests par jour donne 200.000. Soit environ 1 million par semaine.
En plus des autres professions médicales qui en ont aussi besoin.
Objectif impossible...
Sans parler du coût...

Existe-t-il d'ailleurs un test fiable à 100% ?
Je ne crois pas !
Donc l'intérêt est limité finalement....

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golguk

24/04/2020 à 18:05

Bien sur cela paraît énorme mais de toute façon quand on aura la capacité cela sera forcément une production de tests à grande échelle et comme chacun le sait plus les volumes sont importants plus les coûts diminuent...
Et concernant les autres professions médicales évidemment les praticiens chercheront à savoir si leurs patients sont porteurs en cas de symptômes mais quelle est la profession médicale la plus exposée par des soins en bouche avec aérosol septique? A par les anesthésistes réanimateurs en service Covid + je ne vois pas.
Pour moi nous devons être prioritaire (parmis d'autres) dans l'accès à ces futurs tests.

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Tozzi

24/04/2020 à 19:44

Pour moi, inconcevable de se mettre devant une bouche sans avoir testé le patient.
Pas de test pas de soin.

Silver_surfer_site_zzzeup

Algi

24/04/2020 à 20:26

Mon pauvre t'as pas fini d'attendre pour bosser alors...

Ma femme est médecin du travail, un pompier sur sa raffinerie présente des signes.

Testé lundi.... Négatif.

Retesté mardi... Négatif.

Un gar de 30 balais, 1m90 90kg,sportif...

Hier mercredi hospitalisé en urgence, scanner positif au niveau des poumons il est en réa...

Testé hier suite scanner et là positif mais trop tard.

Bref tout ça pour dire que les tests...

--

https://open.spotify.com/user/8iz7teu84dfphmgspeh2979o8/playlist/59Tfpt7zoHfkI27430lfNg?si=MAiYEkb2S6mMV6qNX2aFwg

On a toujours le choix mais entre quoi et quoi?
Vas-y boulégue et l'avenir te le dira!

Silver_surfer_site_zzzeup

Algi

24/04/2020 à 20:27

Et sinon j'ai un pote dont c'est le boulot la pcr...

Il m'a fait passer ça...

Tests : pourquoi la France a pris autant de retard

Stéphane Foucart Et Stéphane Horel
Difficultés d’approvisionnement, atermoiements du gouvernement, corporatismes et blocages réglementaires ont fait perdre de précieuses semaines au pays
Testez, testez, testez ! » Aucun conseil de lutte contre le Covid-19 n’a été moins suivi, en France, que celui énoncé le 16 mars par Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’idée est pourtant simple. Dépister les personnes suspectées d’être porteuses du virus, même faiblement symptomatiques, permet de les isoler et de rompre la chaîne de transmission de la maladie.

Les chiffres sont cruels. Dans un état des lieux des politiques menées par ses Etats-membres, l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) indique qu’en date du 15 avril, le nombre de personnes dépistées en France était de 5,1 pour 1000 habitants, derrière la Turquie (5,3 pour 1 000) et devant le Chili (4,8 pour 1 000). C’est près de trois fois moins que la moyenne des pays de l’OCDE, deux fois moins qu’aux Etats-Unis (9,3 pour 1 000), et loin derrière l’Allemagne (17 pour 1 000). Selon les autorités sanitaires, les chiffres français sous-estiment la réalité, en tenant compte qu’une part des actes réalisés sur le territoire national.

Signe d’une certaine confusion sur le sujet, le directeur général de la santé Jérôme Salomon assurait jeudi 23 avril, devant la mission parlementaire sur la pandémie de Covid-19, que 165 000 personnes sont désormais dépistées chaque semaine en France, l’Allemagne se situant à un peu moins du double. Le lendemain, sur France inter, le ministre de la santé Olivier Véran affirmait qu’« on va être à environ 300 000 tests réalisés dans la semaine, ce qui veut dire qu’on est montés en puissance ». Une montée en puissance qui vient après un important retard pris par la France, par rapport à d’autres pays. Outre les difficultés d’approvisionnement en machines et en kits de détection sur un marché international tendu, les atermoiements du gouvernement sur le sujet, les corporatismes, la complexité de l’écheveau administratif et une série de blocages réglementaires ont fait perdre de précieuses semaines à la France dans la course au dépistage.

Quinze jours sans réponse

L’une des clés du retard tient à la sous-utilisation des laboratoires publics. Comme l’a révélé l’hebdomadaire Le Point le 3 avril, les laboratoires vétérinaires départementaux ont proposé, dès le 15 mars, leurs services d’analyse aux préfectures et aux agences régionales de santé (ARS). Leurs capacités sont considérables : l’Association française des directeurs et cadres des laboratoires vétérinaires publics d’analyses (Adilva) les évalue à environ 100 000 tests par semaine. Mais pendant plus de quinze jours, aucune réponse n’est apportée par les autorités sanitaires à cette proposition.

Il faut attendre le 5 avril pour qu’un décret et un arrêté lèvent le verrou réglementaire : dans le contexte de la crise, les laboratoires vétérinaires et les laboratoires publics de recherche pourront être réquisitionnés par la préfecture pour rechercher le SARS-CoV-2, sous la supervision d’un laboratoire de biologie ou d’un centre hospitalier. « Il a encore fallu attendre l’agrément, par l’Institut Pasteur, des kits de détection utilisés dans ce type de laboratoires, explique Jean-Louis Hunault, président du Syndicat de l’industrie du médicament et réactif vétérinaires (SIMV). Trois sociétés ont été agréées. La dernière l’a été le 21 avril. »

« La semaine dernière, seuls deux des quarante-neuf laboratoires vétérinaires départementaux avaient signé une convention avec un établissement de santé ou un laboratoire de biologie, pour tester des échantillons humains, dit Aurèle Valognes, présidente de l’Adilva. On sent maintenant que les choses sont en train de bouger et plusieurs conventions sont signées ou en cours de signature. Mais il y a vraiment eu du retard à l’allumage. » Au 20 avril, dix-sept laboratoires vétérinaires avaient signé des conventions.

Les laboratoires publics de l’enseignement supérieur et de la recherche se heurtent, depuis près d’un mois, aux mêmes blocages, à la même inertie. Mi-mars, les patrons des cinq principaux organismes de recherche publics (CNRS, Inserm, INRAE, CEA et Inria) offrent, eux aussi, leurs services à l’effort national. Le 22 mars, dans un courrier adressé à leurs personnels, ils appellent à une évaluation des capacités de tests de toutes les unités de recherche. « Nous avons identifié une cinquantaine de labos capables de conduire ce type d’analyses et nous estimons leur capacité cumulée à environ 100 000 tests par jour », précise-t-on au CNRS. Interrogé par Le Monde, le Cirad estime pour sa part sa capacité, pour son seul site de Montpellier, entre 1 000 et 2 000 tests par jour.

Le 21 avril, selon nos informations, sur la cinquantaine de laboratoires de recherche publics identifiés, moins de cinq participaient effectivement à l’effort national de dépistage du Covid-19. « Il y a deux à trois semaines, nous avons reçu une demande de fiche de synthèse de la part de la préfecture, pour que nous estimions notre capacité de tests, explique le responsable de l’un de ces laboratoires, qui a requis l’anonymat. Depuis, nous attendons d’être contacté par l’agence régionale de santé mais il ne se passe rien. »

Certaines unités, toutefois, poursuivent des travaux de recherche sur de nouvelles méthodes de détection du virus. Mais de manière générale, les chercheurs académiques interrogés par Le Monde vivent mal la mise à l’arrêt de leurs laboratoires, et aussi l’inutilité de leurs machines et de leur savoir-faire, en pleine crise sanitaire. Au Cirad, la colère est rendue plus aiguë encore par les directives strictes adressées début avril aux chercheurs : elles leur intiment de ne pas s’exprimer dans les médias sur la gestion de la crise par le gouvernement.

« Mon labo est l’un des seuls à avoir réussi à surmonter tous les obstacles administratifs pour se rendre utile dans cette crise, explique le généticien Philippe Froguel (CNRS), directeur de la plateforme de génomique LIGAN, à Lille (Hauts-de-France). De toute ma carrière, je n’ai jamais été confronté à une épreuve bureaucratique aussi complexe et stressante. » Le chercheur lillois s’est manifesté dès le 12 mars, dit-il, auprès du Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Lille. « Je me suis fait engueuler comme un gosse, raconte-t-il. On m’a clairement demandé de rester à ma place et de continuer à faire mes petites recherches. »

Piqué au vif, le chercheur adresse à Matignon une note explicitant la nécessité de modifier la réglementation, pour permettre aux laboratoires publics, des services vétérinaires ou de l’enseignement supérieur et la recherche, de participer au dépistage. C’est cette note qui est à l’origine des décrets et arrêté du 5 avril ouvrant le dépistage du Covid-19 aux laboratoires publics. Au total, il faudra au généticien lillois plus d’un mois de démarches pour que la préfecture réquisitionne son laboratoire et qu’une convention soit signée avec un laboratoire privé de la région, Synlab. « J’agis un peu comme un sous-traitant pour Synlab, en analysant les échantillons qu’ils m’envoient, explique M. Froguel. Et si j’ai fini par travailler avec le privé, c’est que la convention qu’a fini par me proposer le CHU de Lille était inacceptable : aucune clause pour prendre en charge les frais engagés par mon laboratoire, refus de fournir des masques nécessaires lors de la manipulation des échantillons, etc. » Le CHU de Lille n’était pas en mesure, jeudi 23 avril, de répondre à nos sollicitations.

Conduire un dépistage citoyen

Pour M. Froguel, le blocage tient, en partie, au fait que la réquisition des laboratoires publics est une prérogative préfectorale, alors que le pilotage du système de soin est celle des ARS. « Or ce sont deux administrations qui ne se connaissent pas », dit le chercheur. D’autres scientifiques contournent le contrôle de l’administration faute d’avoir pu signer de convention avec des hôpitaux ou des laboratoires. Avec son équipe de l’Institut du cerveau (ICM), Marie-Claude Potier, directrice de recherche au CNRS, a développé sa propre méthodologie d’échantillonnage et d’analyse : avec une capacité d’une centaine de tests par jour, l’objectif est surtout de conduire un dépistage citoyen, à petite échelle, qui commence à être mené sur les personnels de son institution. Ailleurs, ce sont des machines qui ont été transférées, depuis des labos de recherche académiques vers des centres hospitaliers.

Mais le temps perdu n’est pas seulement celui de la jachère prolongée des laboratoires publics. « Le remboursement du test Covid-19 a été mis en place tardivement, le 8 mars, rappelle ainsi François Blanchecotte, président du Syndicat des biologistes. On a démarré avec retard et chez nos fournisseurs, on s’est donc retrouvé dans la file d’attente. » Ce n’est pas tout. Dans certaines régions, les laboratoires de biologie n’ont pu conduire de tests pendant plusieurs semaines.

« En mars, certaines ARS ont interdit à de nombreux laboratoires de biologie médicale privés, en capacité de faire les tests Covid, de les réaliser, confie Lionel Barrand, président du Syndicat des jeunes biologistes médicaux. Finalement, ça s’est réglé grâce à nos avocats mais dans certains territoires, nous avons parfois perdu un mois avec ces histoires. Or ce temps perdu a été crucial. En arrivant plus tard sur le marché, on a plus de mal à obtenir tous les consommables dont nous avons besoin. » Les « consommables », c’est-à-dire les longs cotons-tiges (ou « écouvillons ») destinés aux prélèvements des échantillons dans le nasopharynx, les « kits » de détection nécessaires pour faire tourner les machines, etc.

Pour faire face à ces difficultés d’approvisionnement, le gouvernement a rassemblé, mi-avril, tous les acteurs publics et privés au sein d’une « Cellule tests », dont la dernière réunion s’est tenue le 21 avril. Cette cellule rassemble les besoins des laboratoires médicaux en matériel et, c’est ensuite l’Etat qui passe les commandes ainsi groupées. « Face à des acteurs qui pèsent très lourd sur les marchés, il est important que nous puissions bénéficier d’une telle force de frappe, détaille le responsable d’un laboratoire d’analyses biologiques privé. Le gouvernement se décide enfin à sortir d’une vision hospitalo-centrée et à nous mettre en première ligne. » Tous les professionnels interrogés se félicitent de l’initiative du gouvernement.

Les hôpitaux ne sont cependant pas en reste : depuis fin mars, une vingtaine de machines d’analyse ont été acquises par la France à la firme chinoise MGI et sont progressivement réparties en région, dans les principaux centres hospitaliers. Elles sont théoriquement capables de réaliser quelque 2 400 tests par jour. Cependant, selon nos informations, l’installation de ces robots est souvent délicate et nécessite une main-d’œuvre importante.

Une part des laboratoires d’analyse et du monde hospitalier dispose d’automates fonctionnant en système « fermé » : ils sont captifs des kits de détection commercialisés par les fabricants de machine, principalement Roche et Abbott, à la manière des cartouches d’encre de certaines imprimantes. A l’inverse, les laboratoires vétérinaires conduisent des analyses en masse – souvent pratiquées à l’échelle d’un troupeau ou d’une exploitation – sur des systèmes « ouverts », moins vulnérables aux effets de pénuries. Les enjeux sanitaires même les plus cruciaux sont aussi soumis à des choix économiques.

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On a toujours le choix mais entre quoi et quoi?
Vas-y boulégue et l'avenir te le dira!

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vintagescope

25/04/2020 à 10:24

J' ai aussi voulu faire des tests sanguins sur nos patients avant la reprise pour sécuriser tout le monde , cela me semblait effectivement la meilleure solution .

Pas de problème , les tests étaient disponibles en grande quantité chez les fournisseurs ,et ceux ci avaient tout à fait le droit de nous les vendre .

J'avais prévu d'installer une grande tente sur le parking du cabinet avec prise de sang par une infirmière . Un Drive en quelque sorte .

Malheureusement ces tests rapides IgM/IgG ne dosent pas les immunoglobulines ... Ils ne donnent qu'un résultat Positif/ Négatif et ne permettent pas de savoir à quel stade de la maladie se trouve le patient .
Le résultat entre un patient contaminé depuis 15 jours et toujours contagieux et exactement le même que celui d'un patient guéri et qui ne risque plus de contaminer personne ...

Il faut pour cela un dosage des Ig et cela ne peut être fait qu'en laboratoire .

Sachant q'un très grand nombre de labos de ville testent avec des tests rapides et ne dosent pas ...

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Gabzou

26/04/2020 à 11:17

Le 16 Mars on était déjà en confinement, non? Et le confinement permet donc théoriquement d’empêcher les contaminations en isolant tout le monde, donc tester pour isoler en situation de confinement çà n'a pas de sens. Par contre à la reprise effectivement çà ne serait pas bête.

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edmond

26/04/2020 à 12:50

Apparemment la salive se prêterait mieux a la détection

"Saliva is more sensitive for SARS-CoV-2 detection in
COVID-19 patients than nasopharyngeal swabs"

https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.04.16.20067835v1.full.pdf
Ily aurait donc cette psite

"EasyCov, un test salivaire de dépistage rapide du Covid-19
Un simple prélèvement de salive pourrait permettre de savoir, en trente minutes, si un patient est porteur du coronavirus. C'est l'objectif du projet EasyCov, qui vise à mettre au point un test salivaire de dépistage rapide du Covid-19, qui sera utilisable par le corps médical. Des essais cliniques sont en cours au CHU de Montpellier sur 180 personnes, afin d'évaluer son efficacité et sa fiabilité."
https://www.lesechos.fr/pme-regions/innovateurs/easycov-un-test-salivaire-de-depistage-rapide-du-covid-19-1197400