Méthode de travail

Forum associé : Implantologie

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Guady

06/09/2016 à 00:15

Infos de la rentrée : "Vieillissement des tissus implantaires."
Cette journée répond à des attentes formulées par les praticiens implantologues.
Chirurgies en Direct 15 octobre 2016
http://eidparis.com/actualites-dentaires/com_index.php?pagination=10&article=117&an=2016&mois=9

Le livre de la rentrée :
ImplantoLOGIQUE, décisions et séquences thérapeutiques
Ce livre, ImplantoLOGIQUE, est destiné aux praticiens qui veulent acquérir des réflexes ainsi qu'une méthode de travail dans la prise de décision thérapeutique en Implantologie.
http://www.eidparis.com/formation-dentaire/publications.htm

"Le monde est saturé de technologies, mais les méthodologies sont restées archaïques".

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posit

06/09/2016 à 09:34

Guady écrivait:
---------------

> Le livre de la rentrée :
> ImplantoLOGIQUE, décisions et séquences thérapeutiques
> Ce livre, ImplantoLOGIQUE, est destiné aux praticiens qui veulent acquérir des
> réflexes ainsi qu'une méthode de travail dans la prise de décision thérapeutique
> en Implantologie.
> http://www.eidparis.com/formation-dentaire/publications.htm
>
> "Le monde est saturé de technologies, mais les méthodologies sont restées
> archaïques".

bonjour Guady,
dans le JPIO implantologie assistée par ordinateur les auteurs présente-t-ils un protocole révolutionnaire conduisant à la mise en charge immédiate en réhabilitation totale de maxillaire:"Cette dernière constitue une petite révolution dans le déroulement des séquences du traitement implantaire. A priori, préparer une prothèse avant même la chirurgie pourrait faire penser à mettre « la charrue avant les bœufs ». Il n'en est rien car une précision suffisante est au rendez-vous ainsi que les différents cas traités le montreront."

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Marc Apap

06/09/2016 à 10:29

Sans vouloir intervenir dans un débat hors de mes compétences, je suis choqué par le titre de la communication.
"Tissus implantaires" me semble un terme impropre.
Je pense que "tissus péri-implantaires" aurait été plus juste.

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posit

06/09/2016 à 10:56

Pour ma part , c'est lorsque le titre annonce mise en charge immédiate et que le déroulé de l’intervention présente une rupture temporelle dans l'exécution de l'acte.

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Guady

06/09/2016 à 12:49

Bonjour posit, bonjour Marc Apap,
Merci pour vos remarques. Je fais remonter au cerveau global et je reviens vers vous d'ici ce soir ou demain

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Guady

07/09/2016 à 13:57

Voilà les réponses à Posit et à Marc Apap. Pour d'autres questions, n'hésitez pas à participer aux Journées de l'EID, en général les praticiens repartent contents.
....................
@posit : "JPIO implantologie assistée par ordinateur"
il faut entendre le mot "révolutionnaire" dans les 2 sens de son acceptation. Le premier est pris dans le sens de retournement et le second dans le sens d'une nouveauté qui remet en question les protocoles antérieurs.
Retournement car il défie la chronologie des interventions, en effet le bon sens requiert l'exécution de la chirurgie avant de penser à fabriquer la prothèse, et nouveauté car ce protocole est vraiment en opposition avec ce qui s'est fait jusqu'à présent.
Avec la précision de la chirurgie guidée, on comprend qu'il peut être possible d'envisager la fabrication d'une prothèse avant d'effectuer la chirurgie.
De toute façon, la prothèse est préparée de telle manière à pouvoir accommoder des erreurs mineures de positionnement des implants.
Ce qui était réellement révolutionnaire il y a qq. années est devenu bien banal pour ceux qui maîtrisent la IAO.
....................
@Marc Apap : "le titre de la communication."
Tout à fait juste.......mais on comprend bien de quoi il en retourne.....
....................
@posit : "mise en charge immédiate"
La définition de ce qu'est une mise en charge immédiate est largement discuté, selon qu'on se place dans la perspective de l'acte, qui requiert une continuité plus ou moins stricte entre le moment de la pose de l'implant et la pose de la prothèse ou selon qu'on se place dans la perspective de la biologie en opposition à une attente de plusieurs mois entre les 2 phases car pour le tissu osseux mettre en charge immédiatement ou à 5 jours ne change en rien le résultat histologique.
Selon les auteurs, on parle de mise en charge immédiate lorsque la prothèse est posée entre immédiatement dans la même séance et à 5 jours (voir Pratique de la mise en charge immédiate, 2007)

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posit

07/09/2016 à 19:13

Tout d'abord quel plaisir d'avoir sur eugenol une réponse si bien écrite et intéressante par les informations précise et étayé qui ne peuvent qu'enrichir mes modeste connaissance de prothésiste.
Lorsque j'ai mis en place le protocole de fabrication de matériel pour réaliser de la mise en charge immédiate en réhabilitation totale je suis parti du principe que le bridge devait être conçu et fabriqué pour que sa pose se face dans la continuité de la pose des implants. Certainement mon enthousiasme et mon esprit primaire ne m'a cloisonné dans ce qui se pratiquait habituellement et m'a fait prendre au mot "immédiat" par le résultat qui était attendu. Aussi dans le mot "révolutionnaire" je n'ai pas compris son emploi par l’inversion de la pratique convenu antérieurement.
Dans le cahier des charges de ce protocole figurait pour la prothèse de pouvoir par une armature rigide métal, avoir une fonction de fixateur externe. J’observe sur des cas cliniques présentés en général qu’un renfort métallique ou des fibres de kevlar assure cette rigidité. Certain qui font des bridge complet en résine affirment que la rigidité d’une armature pourrait être néfaste. Pour ma part, mon esprit primaire me fait dire qu’un renfort, des fibres ou que de la résine ne sont pas rigides. Une mise en charge immédiate ou différée ou légèrement différée ne va pas changer la nature biologique de l’os en autre chose que de l’os à moins qu’une surface fibreuse se développe entre l’implant et l’os. Le processus de cicatrisation osseuse est plus lent que celui de la gencive. Si un résultat selon le mode de fonction appliqué sur les implants peuvent ne pas sembler influer sur le conjonctif dur en est il de même sur le mou.
Connais tu une étude comparative sur les résultats obtenus sur le conjonctif et la survie des implants en réhabilitation totale, selon les modes de mise en fonction des implants et les rôles fonctionnelle du bridge dans le processus de cicatrisation donc qui analyserait par exemple une mise en charge immédiate en un seul temps chirurgical plus bridge à armature métal en chrome cobalt et mise en fonction à quelques jours avec un bridge sans armature ?

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Guady

07/09/2016 à 19:37

Bonsoir posit, pourquoi ne pas rencontrer ceux qui organisent les journées de l’EID et auteurs de ces ouvrages et leur poser tes questions ? La prochaine journée est dans un mois et des poussières.
Et pourquoi dire « mon esprit primaire » ?Tout va tellement vite aujourd’hui que plus personne ne peut ronronner dans ses certitudes, en implantologie mais aussi dans tous les domaines d’activités. C’est le but de ces journées, comme tant d’autres formations de qualité, il faut rester dans la course et plus personne ne peut travailler seul, pas même les génies ;=)

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posit

08/09/2016 à 09:18

Bonjour Guady,
je ne suis qu’un modeste passionné qui aurait un grand plaisir à rencontrer ces auteurs et organisateurs. Passer les barrages des secrétaires et image d’une modeste entreprise POSITDENTAL n’est pas toujours une chose facile. Lors de congrès les organisateurs, les décideurs et présentateurs scientifiques sont largement sollicités et leurs taches de travail pour mener à bien une telle organisation font que leurs temps d’attention restent limités. Débattre de la terminologie d’une définition employée ou de l’intérêt d’études comparatives afin de pouvoir affiner des conclusions sur les future voix à explorer ne me paraît pas le moment opportun. Sur le forum l’intérêt que je porte à mon travail à souvent été perçus comme une intrusion dans un domaine d’activité qui ne me concernait pas, voir même illégale. La présentation de cas clinique a aussi tourné à une remise en question du plan de traitement plutôt qu’un intérêt sur la technique présentée. Je te remercie pour ton ouverture d’esprit et de l’entrée sur le forum d’un post sur la méthode de travail qui conduit aussi dans cette direction.
Cordialement
Alain

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Guady

08/09/2016 à 18:58

Bonsoir Posit / Alain, si tu es passionné et que ton projet te porte, il faut continuer à le défendre. Les « décideurs » comme tu les appelle étaient aussi portés par leur passion et leurs projets, et l’histoire de la MCI témoigne de tout ce qu’il a fallu remettre en question … Pas un chemin facile !
http://www.les-implants-dentaires.com/mise-en-charge-immediate/implantologie.htm
Il y a aussi l’histoire d’un certain Bernard Palissy qui incarne la persévérance et de la passion du chercheur et de l'artiste brûlant ses meubles pour terminer la cuisson de ses céramiques… céramique elle-même découverte par les Chinois au 1er siècle avant JC.
Il est intéressant de suivre la chronologie des inventions et innovations, sans rentrer ici dans les polémiques bien sûr. Les concurrents peuvent aussi être des partenaires, la pire des solutions étant le repli sur soi, qui justement a été fatal à la Chine après avoir dominé le monde, puis qui a compris la leçon. Mais aujourd’hui tout est à nouveau tsunamique sur la planète entière.
http://www.labocast.com/noo/laboratoire/

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posit

21/09/2016 à 11:11

Bonjour Guady, tu me proposes un lien de LABOCAST en me parlant de concurrent. Ce laboratoire propose-t-il une offre de chirurgie guidée et un protocole technique de mise en charge immédiate?

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Guady

21/09/2016 à 16:25

Bonjour posit,
Nous avions élargi le sujet en abordant le concept d'évolution, en se basant sur l'historique de l'implantologie. Et la découverte de la céramique par les Chinois puis l'acharnement de Bernard Palissy était aussi un exemple pour aborder la passion des métiers que tu évoquais, la tienne. Tu soulignais ton sentiment d'être perçu comme faisant de l'intrusion et j'ai fait ces deux liens pour faire ressortir l'importance des interactions des différents acteurs d'une activité donnée.
On peut parler d'ecosystème avec son mode de compétition sur un socle de coopération en quelque sorte. Les innovations majeures résultent de symbioses.
Autre exemple : la fabrication des composants d'un téléphone portable nécessite la collaboration de milliers de personnes (conception du téléphone, logiciels, réalisation des pièces, assemblage, commercialisation, service après-vente).

En résumé, une idée isolée ne vaut pas grand chose, et encore davantage aujourd'hui, dans un monde de réseaux. Comment valoriser son idée ? Une idée acquiert sa valeur par son emploi dans le monde réel, elle va connecter d'autres idées. Cela nécessite des outils méthodologiques et technologiques.
On en revient à l'ouvrage présenté au début de ce fil : ImplantoLOGIQUE, écrit à plusieurs mains
http://www.eidparis.com/formation-dentaire/publications.htm
Ce livre, ImplantoLOGIQUE, est destiné aux praticiens qui veulent acquérir des réflexes ainsi qu'une méthode de travail dans la prise de décision thérapeutique en Implantologie.

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posit

21/09/2016 à 18:56

Dans un ensemble de dynamique économique interagissent entre eux et avec le milieu socio-économique tu me dis qu’il n’y a aucun antagonisme à sélectionner, s’associer et contribuer au modèle le plus performant. Aussi mon travail n’étant pas un concept immatériel mais éprouvé par réalisations concrète tu me conseille de :
Choisir le mode de production adopté par les multinationales comme NIKE ?
Les réseaux de distribution les plus aptes à pénétrer les nouveaux marché comme LECLERC ?
Dans une structure économique avantageuse comme les centres 1901 ?
Créer des partenariats avec les acteurs les plus influant du marché comme SANTECLAIR ?

Je n’ai pas cette vision des relations professionnelles dans mon domaine d’activité où le partage des compétences doit être réel par une communication ouverte pour ne pas être préjudiciable entre les acteurs et au bénéficiaires. J’ai vue de beau bisness plan dans ce domaine qui se sont heurté à la réalité du concret. Je suis des gens de la campagne, celle du temps où l’ont ramassaient les fruits mur. De cette conception j’attache de l’importance au sens des mots et des actes qui reflètent les intentions. De la compréhension de ses attendus je souhaite juste participer par ma contribution.

Le téléphone portable est un exemple d’une consommation débridée qui tend à faire croire que les biens matériels dépariassent annuellement grâce au modèle économique qui fait travailler certes beaucoup de monde, mais dans quelles conditions. Le consommateur satisfait par son acquisition et frustré par la nouvelle opportunité qui se présente pour au final perdre les contacts humains dans une mauvaise manipulation dans le transfert des données de l’objet devenu obsolète d’image de modernité. J’espère que dans ce déferlement d’une course éperdue il prend le temps d’appeler son vielle ami ou sa grand-mère isolée.

Se que l’on possède ce n’est pas contraignant.

Alain

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Guady

21/09/2016 à 20:37

Alain, je ne te conseille rien, c’est une réponse à ton message. Je n’ai pas parlé du mode de production comme Nike il me semble ?
J’ai évoqué très brièvement l’historique des évolutions / innovations dans leur contexte de concurrence / collaboration.
Bien sûr que tous nos joujoux technologiques tels les téléphones portables relèvent d’une consommation débridée. Apple officialise son départ du Luxembourg pour l'Irlande,que faire ? (Bruxelles aimerait récupérer 13 milliards).
Pour recentrer le débat, ce que je voulais dire, on ne peut plus travailler tout seul dans son coin, même si on une idée géniale

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posit

22/09/2016 à 07:26

En effet Guady, recentrons le débat pour plus de compréhension. Travailler tout seul dans son coin, même si on a une idée géniale n’est pas plus envisageable selon toi.

Alors avec qui selon toi je devrais travailler ?

Pour répondre à cela la première chose est de définir quel est ce travail et dans quelle condition je l’exerce.
Comme tu peux le voir sur mon site internet www.positdental.com je conçois et fabrique des dispositifs médicaux. Donc ma clientèle sont des chirurgiens-dentistes, des médecins en dentaire et des maxillo-faciaux. Je suis spécialisé en modélisation 3D dans le domaine médical. Je prépare des guides pour forer et placer des implants ou segmenter des péronés et pratiquer des ostéotomies selon le plan de traitement choisi par l’opérateur prescripteur. Je prépare aussi des bridges provisoires qui se placent dans la continuité de la pose des implants et la segmentation péronière. Cette méthode de travail permet une mise en charge immédiate des implants, une fonction et un rétablissement esthétique des maxillaires. Les guides sont en acier chirurgical et sont appréciés des utilisateurs par leurs fonctionnalités, leurs ergonomie et leurs matière qui leurs confère solidité et la possibilité de stérilisation par autoclave. Les provisoires sont appréciés par leur forme fonctionnelle, esthétique et le caractère de fixateur externe rigide obtenu par une armature métal. La modélisation 3D est reconnue par une qualité de rendu et une précision des détails et la fiabilité constatée. Des centaines de patients ont été traité avec ce matériel. Mes clients sont répartis sur l’hexagone et traitent des patients qui parfois font des centaines de kilomètre pour bénéficier du plan de traitement adopté par ces praticiens. Le résultat final est dépendant d’un parfaite coordination et compréhension du plan traitement, il est composé du patient, du chirurgien et du prothésiste dentaire. La préparation en amont et le suivi en aval sont aussi important que le plan de traitement chirurgical. Le trio doit connaitre les impératifs à respecter et les mesures à suivre pour la pérennité du travail.

Je ne travail donc pas seul, les réalisations font que le stade de l’idée et franchi depuis plusieurs années.

Alors avec qui selon toi je devrais travailler ?

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Guady

22/09/2016 à 11:11

Alain, je ne suis pas coach ;=) Et félicitations pour ta réussite.
J’ai mal interprété tes propos lorsque tu évoquais les barrages des secrétaires ou ton impression d’avoir été perçu comme une intrusif dans un domaine d’activité qui ne te concernerait pas.
Du coup tu as pu présenter tes activités dans ce fil, justice est faite.
Bonne continuation, il y a encore de la place pour les passionnés qui font du bon boulot.

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posit

22/09/2016 à 14:42

Pour en revenir à la méthodologies, la technologies doit en effet être considéré comme son serviteur et non son maître. Bien souvent je vois du matériel ou des produits présentés comme la solution au problème à résoudre, or c'est leurs bonne utilisation qui en fait leurs intérêt. d'autre fois c'est la présentation de leurs utilisation qui masque le faiblesse dans leurs utilisations réelle. C'est cette problématique que je m’attache à prendre en compte pour la conception de mes guides. leurs technologie de fabrications en acier chirurgical a été choisi pour répondre à la méthodologie de l'acte implantaire et permettre de placer les implants où le praticien le désire et non limiter le choix par une technologie en stéréolithographie uniquement. La complexité technologique devant incomber au fabricant et non à l'utilisateur.Des photos de cas clinique peuvent étayer ses propos en présentant des axes de forage déterminé par le chirurgien dans le projet implantaire ne permettrait pas de placer de bagues dans des guides stéréographiques selon cette procédure de fabrication, alors qu'une fabrication monobloc en métal s'affranchi de cette difficulté.

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posit

23/09/2016 à 12:01

Pour le choix des produits dans une approche méthodologique je trouve cet article intéressant: http://www.editionscdp.fr//actualites/actualites/actualites-professionnelles/160921-le-marche-de-l-implant-low-cost-va-disparaitre?utm_campaign=4290093&utm_content=10381922872&utm_medium=email&utm_source=SmartFocus
Il me semble qu'il y un erreur dans l'indication des photos correspondant aux intervenants.

"Implant : Comment considérez-vous l'avenir du marché de l'implant ?

Hervé Baz, Easy Implant : Le marché du low cost est amené à disparaître à moyen terme. Bientôt il ne restera que le middle market et les principaux leaders, avec les tarifs des leaders ou des marques premium se rapprochant progressivement du middle market.

Olivier Lafarge, Dentsply Sirona France : La dépendance à l'implant va être de moins en moins forte. [...] L'enjeu sera de proposer des solutions de substitution. Le marché de l'implantologie français est en retard par rapport à celui d'autres pays. La démocratisation du marché va s'accélérer. Le marché de l'implant est tiré, en particulier, par les solutions numériques (guides chirurgicaux, piliers personnalisés...)."

« La dépendance à l'implant va être de moins en moins forte. [...] L'enjeu sera de proposer des solutions de substitution. »

Je ne comprends pas le sens de cette phrase tronquée par l’interviewer.

L’implant va être substitué par quoi ?

Ou il veut dire que les marques proposant des services annexes associés à leurs produits vairont leurs par de marché croitre ?
« Le marché de l'implant est tiré, en particulier, par les solutions numériques (guides chirurgicaux, piliers personnalisés...). »

La suite de l’interview nous éclaire un peu plus sur la vision de 2 fournisseurs d’un même marché et 2 stratégies de marketing différentes.

"Implant : Que pensez-vous du low cost ? Les clones d'implants sont bien des copies quasi conformes des modèles originaux ?

Olivier Lafarge : Vous avez dit "clone" et "quasi"... C'est comme un chargeur de téléphone: si vous prenez un clone de chargeur, vous vous apercevrez que cela ne marche pas aussi bien que les authentiques ! Et qu'en est-il des formations, de l'accompagnement des universités ? Nous estimons qu'il est aussi important d'accompagner par le prix que par le service rendu à la profession.

Hervé Baz : Aujourd'hui, parmi les producteurs français, quelle que soit la marque de l'implant, le produit fini revient finalement pour tous au même prix. Les coûts de production pour le middle market tournent autour de 20 € hors taxes. Nous avons les mêmes machines, les mêmes charges de techniciens, aux mêmes taux horaire, pour un prix de vente de 125 € HT. Le véritable poste qui fait la différence est le marketing : 40 à 50% des dépenses... Aujourd'hui, les leaders du marché ne peuvent plus vendre un implant à 400€ mais plutôt aux alentours de 250€... Il a fallu, pour les grands groupes, transférer les coûts du marketing vers d'autres services pour s'aligner avec le middle market et récupérer des parts de marché."

« Et qu'en est-il des formations, de l'accompagnement des universités ? Nous estimons qu'il est aussi important d'accompagner par le prix que par le service rendu à la profession. »

Les marques d’implant doivent-elle accompagner les formations universitaires ?

« Il a fallu, pour les grands groupes, transférer les coûts du marketing vers d'autres services pour s'aligner avec le middle market et récupérer des parts de marché. »

L’émergence de nouveaux acteur sur le marché des implants a-t-elle fait baisser le prix des leaders ?

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Guady

23/09/2016 à 13:06

"Et qu'en est-il des formations, de l'accompagnement des universités ? Nous estimons qu'il est aussi important d'accompagner par le prix que par le service rendu à la profession."
..........................
Tout est dans cette réponse, le service rendu à la profession. Maîtriser la technologie (choisir ses usages) et non pas la subir et se laisser dominer par elle. L'économie immatérielle impose de nouvelles règles du jeu.
Constat : toutes les connaissances, toutes les technologies, toutes les compétences auront des durées de vie de plus en plus courtes. Il ne s'agit plus tant de posséder des savoir que de construire des aptitudes et de développer des talents. Le problème central n'est plus la productivité mais la créativité.

C'était le thème abordé à l'EID 2013 avec la présence de Paolo Malo : "Une équipe de talent".
Chirurgie en direct eidTV : TRAITEMENT DE L'EDENTE COMPLET
Step by step et simplification des protocoles
http://www.neadigital.com/talent/eidtv/
Les journées de l'EID vont au delà de la formation, ce sont des rencontres de potentiels et de talents en un lieu de convergence où des ressources variées s'entremêlent pour faire émerger de la valeur.
Combiner les savoirs, mettre en relation les idées et les techniques nouvelles, les nouveaux concepts afin de partager, mais aussi et surtout, ensemencer, susciter une dynamique, un mouvement.
Il ne s'agit plus tant de transmettre des savoirs que de construire des aptitudes et de développer des talents. Il s'agit d'enrichissement mutuel, pour favoriser l'émergence de nouvelles solutions et expertises...

Et : intelligence des mains :
http://www.neadigital.com/talent/eidtv/innovation.htm
Les heuristiques, c'est ce que l'on "apprend sur le tas" et que l'on va transformer en compétences et en talents dans l'exercice de son métier pour les transmettre ensuite avec passion.

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posit

23/09/2016 à 13:46

Guady écrivait:
---------------
> "Et qu'en est-il des formations, de l'accompagnement des universités ? Nous
> estimons qu'il est aussi important d'accompagner par le prix que par le service
> rendu à la profession."
> ..........................
> Tout est dans cette réponse, le service rendu à la profession. Maîtriser la
> technologie (choisir ses usages) et non pas la subir et se laisser dominer par
> elle. L'économie immatérielle impose de nouvelles règles du jeu.
> Constat : toutes les connaissances, toutes les technologies, toutes les
> compétences auront des durées de vie de plus en plus courtes. Il ne s'agit plus
> tant de posséder des savoir que de construire des aptitudes et de développer des
> talents. Le problème central n'est plus la productivité mais la créativité.

Dans son exercice, le Professeur Paolo Malo et son équipe utilisent ils un guide chirurgical pour faire de la mise en charge précoce?

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Guady

23/09/2016 à 13:55

Tu as les questions réponses de la journée posées en direct ici :
http://www.neadigital.com/talent/eidtv/rediffusion.htm

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23/09/2016 à 15:18

Guady écrivait:
---------------
> Tu as les questions réponses de la journée posées en direct ici :
> http://www.neadigital.com/talent/eidtv/rediffusion.htm

Il utilise un guide chirurgical standard et ne fait pas de chirurgie guidée dans cette intervention avec un guide sur mesure.

Ton avis:
Les marques d’implant doivent-elle accompagner les formations universitaires ?

« Et qu'en est-il des formations, de l'accompagnement des universités ? Nous estimons qu'il est aussi important d'accompagner par le prix que par le service rendu à la profession. »

S'agissant du prix de l'implant, ce que je comprend, c'est dans le prix de l'implant une partie doit permettre l'accompagnement des universités.
comment tu comprends cette phrase?

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Guady

23/09/2016 à 16:08

Alain, quand les questions sont scientifiques et pointues, il faut s'adresser aux intervenants. Tu vois par exemple que lors de cette journée, il était possible de poser des questions, et c'est le but de toutes ces formations, il en existe de très grande qualité, dont l'EID. Et il faut sélectionner celles qui correspondent les plus aux besoins des uns et des autres. L'offre de la profession est devenue très dynamique. J'ai essayé d'apporter des réponse à des questions plus générales et j'espère avoir apporté ma part de contribution utile malgré tout.

Pour la phrase citée, je l'interprèterais en ce sens qu'un implant n'est pas juste un assemblage de matériaux et que dans le choix des praticiens, la différence se jouera non pas forcément sur le prix le plus bas mais aussi sur la valeur d'usage de l'implant (donc, tout ce qui facilite le travail des praticiens).
Ce n'est donc pas dans les tâches de fabrication que repose l'essentiel de la valeur ajoutée mais davantage sur les processus de création et de commercialisation. Et nous revoilà dans les méthodologies, afin de bien cerner ce qui produit de la valeur ajoutée véritable. Les métiers s'appuient sur la technologie, mais elle ne les remplace pas, du moins pas dans les métiers qui nécessitent beaucoup de savoir-faire producteurs de valeur ajoutée

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posit

23/09/2016 à 17:04

"Les plats du pauvres" sont basés essentiellement sur le savoir-faire:

La pizza

De la farine de la tomate et des ingrédients

La cuisson, le travail de la pâte, la préparation de la tomate font toute la différence d'un pizzaïolo à l'autre.

J'espère que personne ne vexera de cette comparaison mais imagine que les écoles de cuisine soient fournies par un seul vendeur de farine, de tomate et fabricant de four.

Penses tu que la préoccupation des fournisseurs seront la transmission d’un savoir-faire ou de l’utilisation correcte de leurs produits ?

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Guady

23/09/2016 à 17:29

Cet exemple de pizzaïolo est hors sujet, mais cela n'enlève absolument rien à ce métier bien évidemment.
Si tu veux aller en ce sens, une femme de ménage sélectionnée parmi des centaines n'a rien à voir avec une femme de ménage qui compte ses secondes pour panosser. La première trouvera toujours du travail et gagnera peut être mieux sa vie que des bac + 5. On parlait de valeur ajoutée, et la préoccupation des fournisseurs c'est de commercialiser et vendre leurs produits, avec tout ce que cela nécessite en amont pour rester dans la course.