Analyse extra ordinaire des dessous du 1/3 payant généralisée

Prehome_gif_anime_lfnqnl

fredledragon

18/03/2015 à 23:33
Avatar_small

carident

19/03/2015 à 01:47

excellent article.

Le cynisme des politicards est sans limite...

Il faudrait ressortir les guillotines!

Photo-thumb-45_lnhuvp

wakrap

19/03/2015 à 06:09

Excellent????
Un bon concentré de crétinisme économique, j'en prend un seul et qui sert de prémisse à tout ce gloubi boulga :
Le tiers-payant existe, et aucune des études menées depuis des années n’a mis en évidence ce que clament nombre de ses détracteurs, à savoir qu’il pousserait à la consommation de soins par des patients irresponsables.

C'est nouveau, le prix n'est pas un facteur de consommation, le prix ne donne pas d'information au consommateur qui ne modifie pas sa consommation en fonction.

Putain, on est pas rendu avec des neuneus pareils.

Avatar_small

chirdent26

19/03/2015 à 07:44

C'est vrai que c'est pas parce que tout est gratuit que les cmu se font soigner. Par contre il y a d'autres arguments contre sa généralisation dont notamment la privation de liberté de choisir par le praticien.

Capture_d__cran_2015-03-12_12.28.09_h7phuc

chicot29

19/03/2015 à 09:26

chirdent26 écrivait:
--------------------
> C'est vrai que c'est pas parce que tout est gratuit que les cmu se font soigner.
> Par contre il y a d'autres arguments contre sa généralisation dont notamment la
> privation de liberté de choisir par le praticien.

C'est quoi la liberté ? Tout le monde est obligé de s'affilier à la sécu et grace au tarif d'autorité de se conventionner avec la sécu.
Le tiers payant c'est le dernier clou du cercueil.

69_xtb5lc

barbabapat

19/03/2015 à 10:21

chirdent26 écrivait:
--------------------
> C'est vrai que c'est pas parce que tout est gratuit que les cmu se font soigner.
> Par contre il y a d'autres arguments contre sa généralisation dont notamment la
> privation de liberté de choisir par le praticien.

Qui irait aux urgences a 250 euros la consultation pour de la bobologie si il n'y avait pas le tiers payant pour faire croire que c'est gratuit. Avec des services d'urgences qui en plus savent que les patients n'ont rien a y faire, mais qui ont besoin des 250 euros pour maintenir leur tresorerie a l'equilibre et detounrnent les patients pour maintenir leur CA.

De meme, au niveau dentaire la CMU montre comment le tiers payant a pus etre detourner en pompe a fric avec du surtraittement. Elle montre aussi la difficulté a faire de la prevention en l'absence de risque financier.

Avatar_small

carident

19/03/2015 à 10:27

barbabapat écrivait:
--------------------
> chirdent26 écrivait:
> --------------------
> > C'est vrai que c'est pas parce que tout est gratuit que les cmu se font
> soigner.
> > Par contre il y a d'autres arguments contre sa généralisation dont notamment
> la
> > privation de liberté de choisir par le praticien.
>
>
> Qui irait aux urgences a 250 euros la consultation pour de la bobologie si il
> n'y avait pas le tiers payant pour faire croire que c'est gratuit. Avec des
> services d'urgences qui en plus savent que les patients n'ont rien a y faire,
> mais qui ont besoin des 250 euros pour maintenir leur tresorerie a l'equilibre
> et detounrnent les patients pour maintenir leur CA.
>
>
> De meme, au niveau dentaire la CMU montre comment le tiers payant a pus etre
> detourner en pompe a fric avec du surtraittement. Elle montre aussi la
> difficulté a faire de la prevention en l'absence de risque financier.

+1

Le seul risque financier c'est la sécu qui le supporte, et plus tard les mutuelles qui le supporteront!
Le prix des mutuelles n'a pas fini d'exploser à la hausse...

Les Français ne comprendront leur douleur que quand il payeront 1/3 de leur revenu en loyer, 1/3 de leur revenu pour manger, et le dernier tiers pour la mutuelle...

Avatar_small

chirdent26

19/03/2015 à 10:44

chicot29 écrivait:
------------------
> chirdent26 écrivait:
> --------------------
> > C'est vrai que c'est pas parce que tout est gratuit que les cmu se font
> soigner.
> > Par contre il y a d'autres arguments contre sa généralisation dont notamment
> la
> > privation de liberté de choisir par le praticien.
>
> C'est quoi la liberté ? Tout le monde est obligé de s'affilier à la sécu et
> grace au tarif d'autorité de se conventionner avec la sécu.
> Le tiers payant c'est le dernier clou du cercueil.

C'est bien ce que je veux dire . Les dernières bribes de liberté sont mises à mal .
L'intérêt de l'article est surtout la mise en avant de la collusion entre assureurs mutuelles et politiques.
Rappelons nous que le premier rapporteur pourtant de gauche de la loi sur les réseaux de soins avant Leroux cachetonnait aux mutuelles de Bretagne ,M.Ferrand que l'on a beaucoup entendu concernant la loi Macron et qui avait démissionné de la commission de la rédaction de la loi ppl296 devenu Leroux.
J'avais signalé par mail à Patrick Cohen sur France Inter cette collusion le jour même ou Ferrand était son invité et le lendemain j'apprenais qu'il démissionnait de cette commission dont la loi devait porter son nom. J'avais aussi écrit aux sénateurs de mon département Mrs Besson et Guillaume les interpelant sur le sujet. J'ai eu comme réponse de M Guillaume alors vice président du sénat que la loi y avait été retoquée .Evidemment elle est revenue sous une forme que nous connaissons. Comme quoi je n'étais pas là ce dimanche à Paris mais peut-être que j'apporte mon petit caillou à la chaussure du législateur.

Avatar_small

chirdent26

19/03/2015 à 10:46

Les Français ne comprendront leur douleur que quand il payeront 1/3 de leur revenu en loyer, 1/3 de leur revenu pour manger, et le dernier tiers pour la mutuelle...

Il manque un tiers pour l'IPhone
Il manque un tiers pour la bm
Il manque un tiers pour tout l'inutile

Avatar_small

dentisfuturis

19/03/2015 à 11:58

"C'est vrai que c'est pas parce que tout est gratuit que les cmu se font soigner. "
exact aussi bizarre que ça puisse paraître le "gratuit" favorise le repport des soins car on suppose que l'offre sera encore à disposition plus tard ("ici" ou "ailleurs" donc multipliacation des soins) et que donc il n'y a pas à se presser... c'est la réalité du terrain qui le prouve, ce que peu de journalistes ou de ministres connaissent car ils ne font pas ou ne veulent pas faire l'effort de comprendre la psychologie de base du nouveau "consommateur de soin"...

--
http://www.dentisfuturis.com

Avatar_small

dentisfuturis

19/03/2015 à 12:00

"Les Français ne comprendront leur douleur que quand il payeront 1/3 de leur revenu en loyer, 1/3 de leur revenu pour manger, et le dernier tiers pour la mutuelle..."

exact ils pensent encore que le tiers payant généralisé leur apportera du "gratuit" sans augmentation des cotisations ...
Pour certain, ne "rien sortir chez le médecin" est une sorte de "revanche sociale" facile, qu'on leur fait miroiter à grand renfort de pub mais qu'ils paieront cher un jour ou l'autre...

--
http://www.dentisfuturis.com

Bagheera_tudzjy

bagheerra

19/03/2015 à 21:55

Il y a un lien intéressant vers un document qui concerne les centres de santé de la région parisienne et qui chiffre le coût du tiers-payant pour les professionnels de santé.
Je pense que ces chiffres sont en dessous de ceux d'un cabinet dentaire étant donné la diversité des actes et la plus grande complexité de rémunération (AMO/AMC variable/reste à charge éventuel).

http://www.apima.org/img_bronner/Synthese_Offre_de_soins_Parisienne.pdf

p. 54 :
Des dépenses de fonctionnement non couvertes par la rémunération actuelle des actes médicaux :
C’est sans doute le plus lourd handicap de ces formes d’exercice qui entrave leur développement, fait hésiter les
investisseurs potentiels publics ou privés et rebute les professionnels notamment les plus jeunes. La médecine d’équipe avec application du tierspayant systématique a un coût que cette étude aura permis de chiffrer précisément :

coût du tiers payant par acte : 4,38 € (soit 20 % sur un acte de généraliste) ;

gestion des rejets et actes impayés : 5 % du chiffre d’affaire de la structure.

La pratique du tiers payant qui concerne obligatoirement les centres de santé d’aujourd’hui et les maisons de santé de demain (partie obligatoire du cahier des charges du rapport Juilhard-Vallancien) est d’abord un service pour le patient. Elle sous-entend la mise en place d’un accueil administratif et social. En effet, il est nécessaire pour chaque patient de vérifier ses droits ou de lui « dire ses droits » que souvent il ignore (AME, CMU, CMUC). Cette simple fonction engendre un surcoût de 25 % par rapport à un exercice libéral
classique.

Photo-thumb-45_lnhuvp

wakrap

20/03/2015 à 00:07

Bon, le report éventuel et très marginal des soins ne fait qu'augmenter le coût à terme car la maladie s'aggrave et va donc si l'on retient cette hypothèse largement discutable, augmenter les dépenses. Toujours si l'on retient cete hypothèse le tiers payant est nuisible à la prévention.
Faudrait un peu réaliser toutes les contradictions que l'on peut lire dans ce genre d'article.

Sinon, le point essentiel est que le tiers payant va impliquer le développement de la capitation, simplement car la réalité éconmique inflationniste du tiers payant ne peut être compensée qu'ainsi, en responsabilisant le prestataire à la place du consommateur de soin.
C'est cousu de fil blanc et une évidence économique, et c'est ce que font les autres pays qui sont passés au tiers payant.
La capitation est la fonctionnarisation du prestataire. Et la boucle est bouclée.

Avatar_small

jean 57

20/03/2015 à 01:00
Avatar_small

A7

20/03/2015 à 01:28

Je vous laisse aussi pour réflexion le lien suivant:
http://blogs.mediapart.fr/blog/hell-titilleur/131214/le-tiers-payant-generalise-ou-la-privatisation-rampante-de-l-assurance-maladie

En résumé:
Acte 1.loi Leroux: autorisation des réseaux de soins.
Acte 2.Obligation pour chaque salarié à avoir une mutuelle.
A ce stade, les professions de santé sont mises à la merci des assureurs(en particulier les chir dent, plus vulnérables dans leur équilibre économique généré essentiellement par les actes prothétiques).
Acte 3.tiers payant généralisé (les gens ne connaissent plus les payeurs)
Acte 4.Désengagement de l'état en douce et main mise finale des assureurs sur la part rentable (bien entendu) du "business" de la santé.
Résultats:
-les professionnels de santé perdent leur indépendance professionnelle(conséquences sur la qualité de soins, et sur leurs rémunérations).
-les patients seront soignés en fonction des choix économiques des assureurs (on connaît les dérives de la finance), et ils financeront ces trusts par leur cotisations mutuelles et par leur cotisations Urssaf puisque les patho non rentables resteront à la charge de l'Etat.

En conclusion, gros lobbying réussi des assureurs et gros holdup sur la santé des français.

La seule échappatoire est de refuser massivement les propositions de conventionnement individuels que l'ont reçoit actuellement et de résister aux pression des plateformes assurantielles qui nous mettent la pression via les patients.
Sans mains d'œuvre qualifiée docile, un assureur ne peut pas soigner de patients !

Plaquessiv2_vovj6l

ameli

20/03/2015 à 18:36

wakrap écrivait:
----------------
> Le tiers-payant existe, et aucune des études menées depuis des années n’a mis
> en évidence ce que clament nombre de ses détracteurs, à savoir qu’il pousserait
> à la consommation de soins par des patients irresponsables.

Exact, la France qui ne pratique que peu le 1/3 payant est forte consommatrice de médicaments. Les pays qui ont banalisé le 1/3 payant consomment nettement moins..., pourquoi ?... parce que le "C" est banalisé et que la prescription est moins utilisée et surtout moins demandée car on n'a pas besoin de "justifier" la dépense qu'on vient de faire puisqu'il n'y en a pas.
Le paiement est un acte commercial, on "achète" la santé. Si on achète, on veut une ordonnance : c'est la preuve que l'achat était nécessaire.
C'est bizarre, mais c'est comme ça, je n'y peux rien !

> C'est nouveau, le prix n'est pas un facteur de consommation, le prix ne donne
> pas d'information au consommateur qui ne modifie pas sa consommation en
> fonction.

Si ! le prix peut être éliminatoire par le patient, si le remboursement est aléatoire, incompris, variable ou hors-sécu. On n'est pas dans la "consommation", mais on tombe dans le refus de consommation, ou le refus du risque de dépense exagérée.
Il en est de même pour le prix des consultations. Pour aller chez un gynéco à Paris, faut être sérieusement inquiète : les secteurs 1 sont introuvables et les secteurs 2 sont "hors des prix accessibles". Donc, on traîne jusqu'à ce que ça fasse très mal en espérant ne pas traîner jusqu'à ce soit trop tard...

Avatar_small

endomaitre

24/03/2015 à 10:17

Ok Ameli ,ton discours immuable ....il reste que j'ai décidé d'arreter le massacre,j'ai fermé mon cabinet ,je respire.Je ne nourrirai plus ta cour des miracles.
On ne donne que ce qu'on possède et lorsqu'on ne possède plus,les quémandeurs augmentent,et la misère se démocratise mieux que la richesse.le secteur 2 est un symptôme de ton systeme.moribond.Les jeunes vont crever des vieux,les bien portants des malades.
Mais les observateurs donneurs de leçon banquassureurpolitique pullulent sur le charnier ,prédicateurs qui tiennent le soleil à bouts de bras.

--
CNSD what for?

Plaquessiv2_vovj6l

ameli

24/03/2015 à 12:46

endomaitre écrivait:
--------------------
> Ok Ameli ,ton discours immuable ....

Bof, mon discours immuable a beaucoup changé !
Disons que mes idées ne sont pas définitives, et qu'elles suivent les observations et connaissances.
Les partis pris personnels m'intéressent peu, et je vois "l'ensemble" parce que mes nouveaux métiers m'y contraignent : si on reste dans l'intérêt personnel on se heurte aux murs car on ne peut pas faire du sanitaire de façon solitaire ou personnelle. Quel est l'objectif ? est il personnel ou sanitaire ? les deux notions sont elles indépendantes ou dépendantes ?
Les connaissances médicales (et dentaires) changent, les méthodologies changent... et le fonctionnement financier change. Si on n'est pas foutu de changer, de s'adapter à une nouvelle sociologie, de trier, on stationne et donc on régresse à court terme.

Ce qui me surprend un peu sur eugénol, c'est le nombrilisme. Certains pensent qu'ils sont dentistes, et seulement dentistes. C'est à mon avis bien trop peu ambitieux. Je suis bien plus ambitieux !
Pour moi, nous sommes des professionnels de santé spécialisés dans le dentaire, mais nous sommes des professionnels de santé. Donc, si on veut s'adapter, on doit savoir tout sur la santé, et surtout savoir comment elle fonctionne ailleurs, dans les autres pays, dans les autres métiers liés, et voler les bonnes idées ailleurs.
Tant qu'on reste dans une importance personnelle et une haute idée de soi-même, on se ferme toutes les portes qui ouvrent vers un progrès. Croit on que le dentaire dépend de nous... ou qu'il dépend des patients... ou qu'il dépend des ressources ?

RépondreCiter
Score : -1
69_xtb5lc

barbabapat

24/03/2015 à 13:25

ameli écrivait:
---------------

> Les connaissances médicales (et dentaires) changent, les méthodologies
> changent... et le fonctionnement financier change. Si on n'est pas foutu de
> changer, de s'adapter à une nouvelle sociologie, de trier, on stationne et donc
> on régresse à court terme.
>
La nomenclature elle ne suit pas les évolutions des techniques et des connaissance et empêche tout changement. Comment peut on évoluer avec une nomenclature bloquée en 1989 qui traite les soins comme des actes au kilo et ne rémunère pas la prévention ou sanctionne les comportement déviants des patients.

surtout savoir comment elle fonctionne
> ailleurs, dans les autres pays, dans les autres métiers liés, et voler les
> bonnes idées ailleurs.

Il est stupide de croire qu'un système ne peut être reproduit en ne prenant que certains aspects et en éliminant les autres.
Un système est un équilibre. Il ne peut fonctionner qu'avec les bons cotés en ne prenant pas en compte l’équilibre du système.

C'est aussi stupide que de vouloir vivre en ne mangeant que du chocolat et en ne voulant pas des autres aliments.