Tout était écrit ....ou presque

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chirphil

11/09/2014 à 13:24

Chers confrères ,
tout ce qui nous tombent sur le nez depuis quelques mois et années était écrit , alors ne soyons pas surpris et pris aux dépourvus .
En effet , le rapport de la cour des Comptes de septembre 2010 préconisait 8 recommandations , petit rappel :

1 : prévenir les difficultés aujourd'hui prévisibles de répartition de l'offre en s'inspirant des dispositifs mis en place pour d'autres professions de santé .
C'est ce que va nous imposer le gouvernement en déréglementant pour faire sauter le NC et remettre en cause notre liberté d'installation , après l'échec des politiques d'incitation tentées.

2 : élargir le rôle des assistantes dentaires et optimiser l'usage des cabinets dentaires des caisses d'assurance maladie .
Prochaine étape probable , peut être même dans le projet de déréglementation , avec la création d'hygiénistes dentaires comparable aux infirmières cliniciennes que l'état souhaite mettre en place .

3 : mettre en place un examen de prévention avec les moyens adaptés dans les établissements scolaires

4 : inclure dans le SNIR la totalité des actes hors nomenclature .

5 : mettre en place un dispositif apportant des informations fiables sur le nombre de prothèses importées et posées ainsi que sur la répartition des marges et de la valeur ajoutée au sein de cette filière .
Mis en place d'une part avec le nouveau devis nous obligeant à préciser le lieu de fabrication de la prothèse , et d'autre part la CVAE ou nous déclarons la VA réalisée au cours de l'année .

6 : simplifier la réglementation en matière de cotisations d'assurance maladie des chirurgiens dentistes en élargissant leur assiette au titre du régime des PAMC à l'ensemble de leur revenus libéraux .

7 : a terme , mettre en oeuvre la CCAM après une évaluation précise de son impact financier , en veillant à la neutralité financière de cette mesure .
Fait dernièrement , même si quelques actes ont été réévalués ( trop peu )

8 : modifier le code de la mutualité pour rendre possible la différenciation des remboursements par les organismes complémentaires .
Fait grâce à notre bon député B.Leroux .

Je tenais à rappeler ces 8 recommandations pour montrer la feuille de route de nos gouvernants , le travail déjà accompli en 4 ans , et enfin pour ceux qui avaient encore des doutes , que les vrais dirigeants de notre pays sont les hauts fonctionnaires utilisants les élus comme des marionnettes , et que nous ne sommes malheureusement pas dans une démocratie mais un régime de toue autre nature bien plus néfaste .....mais c'est un autre sujet .

Après ce rappel et constat , on fait quoi ?

Plusieurs manières de réagir .

- une réaction de refus et d'opposition , plus ou moins violente , avec refus de tout ce qui nous est proposé en utilisant tout les moyens à notre disposition dont la grève , mais la vraie grève , le refus de réaliser les soins à perte , refus de soins des CMU , ...et autres déjà évoqués .
Pour cela il faudrait une véritable unité , pas seulement syndicale , mais de tous les membres de la profession , et je crains malheureusement que nous n'y soyons pas prêts .

- une réaction plus modérée , plus construite en apportant au débat des contres propositions laissant apercevoir aux décideurs notre volonté de réforme de la profession . Car je pense que notre profession actuellement est à bout de souffle. Malheureusement , je ne vois pas , ou peut être ai-je mal vu , tant au niveau ordinal que syndical des propositions de mutation concrètes susceptibles de porter l'espoir d'améliorations à la fois de nos conditions de travail et de la santé buccodentaire de nos concitoyens .
Il me semble qu'il nous faut impérativement nous réformer et ne pas seulement défendre un statut quo insatisfaisant pour tous .
Alors réfléchissons , ouvrons une boite à idée , sur ce qui peut être fait au niveau prévention , qualité de soin .....
la prévention : pourquoi ne pas instaurer une visite bucco dentaire annuelle obligatoire , prise en charge ou non , avec sanction financière si non respect du calendrier , ....
la qualité de soin : comme d'entres vous le pensent , il faudrait sortir de la tarification globale de nos actes en les décomposants , .....

Voila , merci de m'avoir lu jusqu'au bout , et d'apporter toute idée de réforme à notre profession pour sortir de la situation actuelle ou seul le gouvernement propose . Devenons également réalisateurs de cette mutation et pas seulement acteurs plus ou moins malheureux.

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teeth61

11/09/2014 à 13:33

bonne analyse de la situation
ce serait bien que ton post soit lu et partage !
ce qui m effraie , c est de constater que certais confreres sont a peine au courant de ce qui se trame

suis a la bourre

a plus

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pgc

11/09/2014 à 13:59

Je me permets de citer de mémoire ce que yobi a écrit il y a quelques jours ou semaines sur un autre post:
le BNC moyen est de 90 000 €.
Tant que ce BNC ne se sera pas effondré il n'y aura pas de mobilisation, pas d'unité.
C'est assez effrayant mais il a raison, et je pense qu'il connait très bien la profession.
Je n'en tire pas les mêmes conclusions que lui mais ce fait est à prendre en compte.
Les confrères ne veulent pas entendre parler de ces problèmes tant qu'ils ne sont pas eux-mêmes dans les ennuis jusqu'au cou.
Pour les solutions je n'en ai personnellement aucune. J'espère sincèrement que d'autres sont plus avancés que moi.

Bart22_odlbpb

ʎqqoq

11/09/2014 à 14:39

Tout était écrit....ou presque

Comme dans Mein Kampf en fait...(allez c'est pour moi)

Quand tout les mesures seront passées, il sera trop tard. C'est maintenant qu'il faut agir, tous ensembles!

(le "s" à ensemble, c'est parce qu'il faut être très nombreux...)

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paradoxe

11/09/2014 à 15:53

teeth61 écrivait:
-----------------
> bonne analyse de la situation

Mauvaise analyse de la cour des comptes.
Elle a oubliée la chose très importante sur laquelle tout est dérivé: le très faible et indécent prix obligatoire des soins dentaires

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chirphil

11/09/2014 à 16:04

Le temps presse .
D'après Mr Macron , comme il l'a précisé hier lors des questions au gouvernement de l'assemblée nationale , cette réforme des professions réglementées ne passera pas par des ordonnances , mais un projet de loi discuté à l'assemblée . Toujours d'après ce meme monsieur , dès la semaine prochaine des entretiens doivent avoir lieu avec les représentants de ces professions au niveau de chaque ministère concerné .
Je demande aux représentants syndicaux et ordinaux , si ils y sont conviés .

Si c'est le cas , je pense qu'il serait souhaitable de demander au gouvernement de nous laisser un peu de temps , 6 mois par exemple , de leur présenter notre projet de réforme . Leur expliquer que nous sommes tout à fait conscients que la situation actuelle ne peut perdurer , et en tant que responsables nous sommes prêts a apporter notre concourt à une réforme améliorant les choses tant pour les patients que nos conditions d'exercice .

Ce délais accordé , nos instances professionnelles se concertent et se rapprochent des praticiens pour aboutir sur un projet qui tienne la route . Une sorte d'états généraux de la santé bucco dentaire .

Avatar_kvapls

God Save the Fluide

11/09/2014 à 16:09

mais ils s'en foutent, ils nous font une pseudo démocratie... le "cause toujours".... ils veulent juste nous asservir car ils les moyens de se faire du pognon sur notre dos.

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Enki

11/09/2014 à 16:19

Ce constat est bon.
Quand d'autres, comme Améli, le faisait il y a déjà de nombreuses années (sans doute n'a-t-il pas attendu 2014 pour lire un rapport de 2010) , vous lui avez jeté des pierres...bref...Nul n'est prophète en son pays...

Comme tu le dis toi même dans la partie "plusieurs manières d'agir", il est improductif d'essayer la manière forte. Pas par "manque d'unité blablabla"...mais simplement parce que nous n'avons aucun relais, aucun soutient et que nous ne tenterions désespérément de prolonger la vie d'un système à bout de souffle dont plus personne ne veut sauf nous... et encore...comme tu le dis plus loin :

"Il me semble qu'il nous faut impérativement nous réformer et ne pas seulement défendre un statut quo insatisfaisant pour tous . "

TOUT A FAIT !!!

Mais ce que tu proposes : visite annuelle obligatoire...ce n'est pas une réforme. C'est tout au plus une mesure,une contrainte de plus à la chinoise.

Décomposer encore plus nos acte ? C'est faire encore plus d'acte, ce que tu proposes c'est une CCAM encore plus....CCAM. Ce n'est en tout cas pas une réforme. La vraie réforme consisterai à abandonner la rémunération à l'acte.

Nous nous arc-boutons sur une vision passéiste de notre profession. Nous avons abandonné au milieu du gué la révolution entamée dans les années 70 avec la fin des écoles dentaires, le concours commun de PCEM1, la thèse...
Nous ne nous en sortirons que par le haut, en finalisant la médicalisation légitime de notre métier entamée dans les années 60-70.

Pourquoi aurions-nous une "spécificité" qui nous tienne à l'écart de la médecine ? L'organe bucco-dentaire ne ferait-il pas partie du corps humain ? Une mycose est moins médicale quand elle est buccale que vaginale ? Une fracture de la mandibule moins grave que celle de l'humérus ?....Est-il plus important de pouvoir continuer à marcher ou à manger, parler ?...

Tu veux des idées ? En voici une : radicale : supprimer les facs dentaires et l'intégrer complètement à l'enseignement de la médecine. Formons moins de chirurgiens-dentistes et qu'ils ne s'occupent plus que de ce qui relève d'une formation de ce niveau.
Tu veux que les gens soient mieux soignés ? La préventions plus efficace...Commençons par créer un corps d’hygiénistes et laissons leurs les détartrages et autre ménages de printemps indignes de nos formations universitaires à bac+6 au moins. Formons aussi des denturologues. On utilise pas des ophtalmo pour redresser les branches de lunettes, là encore je n'ai pas l'impression de valoriser un doctorat (pour ce qu'il a d'un doctorat), disons un bac+6, quand je meule de la résine pour faire rentrer une prothèse digne de l'époque des campagnes de Russie.

Il n'y a aucune raison que notre spécialité soit "à part" ou moins bien considérée, valorisée, que n'importe quelle autre spécialité médicale. C'est nous, en nous accrochant à des attributs anachroniques, qui mettons notre métier dans la situation d'être traité comme les chauffeurs de taxis et pas comme les médecins "exclus des réformes visant les professions réglementées".

Nous devons ça à nos anciens (tant critiqués) qui ont fait entrer les "barbiers-chirurgiens" à l'Université...nous sommes en train de faire marche arrière, engoncé dans cette drôle d'idée que nous aurions une "spécificité". Nous le devons à nos jeunes, engagés dans des études qui doivent être stimulantes et motivantes alors qu'aujourd'hui nous leurs faisons passer un nombre incalculable d'heures en TP à gratter de la cire ou du plâtre comme si nous formions des BEP makomoulage.
Nos confrères sortis de la fac il y a seulement 10ans doivent aujourd'hui apprendre à travailler avec des empreintes optiques, de la CFAO, doivent pouvoir lire des articles en anglais...On les a formé comme des techniciens et aujourd'hui, dans le meilleurs des cas ils galèrent et payent cher pour se mettre à niveau, dans le pire des cas ils abandonnent purement et simplement, serrant les fesses pour que le système leur permette de gagner leur croûte jusqu'à leur maigre retraite.

Voilà, c'est une proposition un peu extrême et provocatrice, mais c'est à mon avis une voie de sortie par le haut. Chiche ?

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chirphil

11/09/2014 à 16:29

Qu'avons nous jamais proposé jusqu'à aujourd'hui ?

Il me semble que nous sommes trop passifs , on a notre BNC de 90000 euros et dès qu'on nous propose un changement , mauvais il est vrai depuis quelque temps , nous protestons , râlons ...... Mais nous n'amenons rien sur la table pour tenter d'améliorer la situation . On dit non à tout . Nous sommes des interlocuteurs faisant preuve d'un conservatisme déraisonnable alors que nous nous plaignons de notre situation .
Il faut arrêter d'attendre des évolutions des autres , et essayer de prendre notre avenir en main .

Ils leur deviendraient difficile de s'en foutre si nous leur apportions un projet qui tienne debout .

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Giantcoco

11/09/2014 à 16:41

Enki écrivait:
--------------
> Ce constat est bon.
> Quand d'autres, comme Améli, le faisait il y a déjà de nombreuses années (sans
> doute n'a-t-il pas attendu 2014 pour lire un rapport de 2010) , vous lui avez
> jeté des pierres...bref...Nul n'est prophète en son pays...
>
> Comme tu le dis toi même dans la partie "plusieurs manières d'agir", il est
> improductif d'essayer la manière forte. Pas par "manque d'unité
> blablabla"...mais simplement parce que nous n'avons aucun relais, aucun soutient
> et que nous ne tenterions désespérément de prolonger la vie d'un système à
> bout de souffle dont plus personne ne veut sauf nous... et encore...comme tu le
> dis plus loin :
>
> "Il me semble qu'il nous faut impérativement nous réformer et ne pas seulement
> défendre un statut quo insatisfaisant pour tous . "
>
> TOUT A FAIT !!!
>
> Mais ce que tu proposes : visite annuelle obligatoire...ce n'est pas une
> réforme. C'est tout au plus une mesure,une contrainte de plus à la chinoise.
>
> Décomposer encore plus nos acte ? C'est faire encore plus d'acte, ce que tu
> proposes c'est une CCAM encore plus....CCAM. Ce n'est en tout cas pas une
> réforme. La vraie réforme consisterai à abandonner la rémunération à l'acte.
>
> Nous nous arc-boutons sur une vision passéiste de notre profession. Nous avons
> abandonné au milieu du gué la révolution entamée dans les années 70 avec la fin
> des écoles dentaires, le concours commun de PCEM1, la thèse...
> Nous ne nous en sortirons que par le haut, en finalisant la médicalisation
> légitime de notre métier entamée dans les années 60-70.
>
> Pourquoi aurions-nous une "spécificité" qui nous tienne à l'écart de la médecine
> ? L'organe bucco-dentaire ne ferait-il pas partie du corps humain ? Une mycose
> est moins médicale quand elle est buccale que vaginale ? Une fracture de la
> mandibule moins grave que celle de l'humérus ?....Est-il plus important de
> pouvoir continuer à marcher ou à manger, parler ?...
>
> Tu veux des idées ? En voici une : radicale : supprimer les facs dentaires et
> l'intégrer complètement à l'enseignement de la médecine. Formons moins de
> chirurgiens-dentistes et qu'ils ne s'occupent plus que de ce qui relève d'une
> formation de ce niveau.
> Tu veux que les gens soient mieux soignés ? La préventions plus
> efficace...Commençons par créer un corps d’hygiénistes et laissons leurs les
> détartrages et autre ménages de printemps indignes de nos formations
> universitaires à bac+6 au moins. Formons aussi des denturologues. On utilise
> pas des ophtalmo pour redresser les branches de lunettes, là encore je n'ai pas
> l'impression de valoriser un doctorat (pour ce qu'il a d'un doctorat), disons un
> bac+6, quand je meule de la résine pour faire rentrer une prothèse digne de
> l'époque des campagnes de Russie.
>
> Il n'y a aucune raison que notre spécialité soit "à part" ou moins bien
> considérée, valorisée, que n'importe quelle autre spécialité médicale. C'est
> nous, en nous accrochant à des attributs anachroniques, qui mettons notre métier
> dans la situation d'être traité comme les chauffeurs de taxis et pas comme les
> médecins "exclus des réformes visant les professions réglementées".
>
> Nous devons ça à nos anciens (tant critiqués) qui ont fait entrer les
> "barbiers-chirurgiens" à l'Université...nous sommes en train de faire marche
> arrière, engoncé dans cette drôle d'idée que nous aurions une "spécificité".
> Nous le devons à nos jeunes, engagés dans des études qui doivent être
> stimulantes et motivantes alors qu'aujourd'hui nous leurs faisons passer un
> nombre incalculable d'heures en TP à gratter de la cire ou du plâtre comme si
> nous formions des BEP makomoulage.
> Nos confrères sortis de la fac il y a seulement 10ans doivent aujourd'hui
> apprendre à travailler avec des empreintes optiques, de la CFAO, doivent pouvoir
> lire des articles en anglais...On les a formé comme des techniciens et
> aujourd'hui, dans le meilleurs des cas ils galèrent et payent cher pour se
> mettre à niveau, dans le pire des cas ils abandonnent purement et simplement,
> serrant les fesses pour que le système leur permette de gagner leur croûte
> jusqu'à leur maigre retraite.
>
> Voilà, c'est une proposition un peu extrême et provocatrice, mais c'est à mon
> avis une voie de sortie par le haut. Chiche ?

j'aurais pas mieux dit merci

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chirphil

11/09/2014 à 16:43

Enki , à priori les idées ne manqueraient pas .

Je pense comme toi qu'effectivement finir notre " médicalisation " serait la meilleure chose pour la profession .

Malheureusement , de tels sujets ne semblent jamais abordés au cours des rencontres état/profession , et c'est ce qui m'attriste . J'aimerai qu'un syndicat me contredise .

Dans les quelques propositions que tu donnes , tu évoques les hygiénistes et denturologues . Voilà un point que nos dirigeants pourraient entendre .

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cartman

11/09/2014 à 17:13

Salut les amis,

le NC, les denturologues, l'accès aux soins pour tous etc etc ne sont que des prétextes, des chiffons rouges.
L'IGF préconise l'ouverture des capitaux des cabinets aux non professionnels.
Concrètement, un business man, un énarque, un ancien ministre pourra ouvrir son centre dentaire, y salarier des cd mal formés et corvéables en ayant créer du chomage dans la profession et s'accaparer la manne financière des cotisations sociales, assurantiels, et individuels.

Oubliez le reste. Ils s'en foutent de la qualité de soins, de formation, de la répartition sur le territoire des soignants, des denturologues.

Aujourd'hui les 10 milliards de dépenses dentaires annuelles sont "gérées" par 42000 CD. Demain ces 10 milliards le seront par une poignée de ploutocrates , ancien énarque, assitant parlementaire, business man en mal de rentabilité, ancien ministre.

Lorsque vous aurez compris cela vous aurez compris la charge que nous subissons depuis des années.
Ils convoitent de la même façon les mannes de toutes les professions libérales. (pharmacie, notaire etc)

Je vois le mal partout?
relisez les conclusions du rapport de l'IGF et allez rendre visite à votre biologiste de quartier. Il est désormais salarié ( 2 à 3 smics au mieux) d'un groupe financier basé probablement à l'étranger. Il avait un BNC de 200000 euros avant la réforme d'ouverture des capitaux. Aujourd'hui ce bnc est dans les poches d'un ploutocrate.

:)

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cartman

11/09/2014 à 17:20

Pour vous faire gagner du temps, les négociations secrètes, les tractations, l'appel à la raison, les grèves, les grèves de la faim, les pétitions, ils s'en foutent. Ils iront jusqu'au bout, le gain est trop alléchant.
Si vous voulez résister il faudra entrer dans une confrontation longue, couteuse, et quasi violente.
La plupart des CD ne réagiront que lorsqu'ils auront à déclarer un bnc de 18000 euros en moyenne s'ils réagissent.

Si vous ne voulez pas en arriver la, vous avez intéret à reveiller tout le monde et très vite et les préparer à l'affrontement le moment venu.
Nous devons etre 40000 fantassins remontés et prets à en découdre si nous voulons toujours discuter ici dans les 5 années à venir.
Dans trois semaines ce sera trop tard pour venir pleurer :)

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colza2

11/09/2014 à 17:20

+1 250 000, tout est dit.

il faut vous bouger pour les futures générations de collègues (5 à 7 ans pour les premiers effets sévères).

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chirphil

11/09/2014 à 17:50

Sauf erreur de ma part , les cliniques privées sont ouvertes aux capitaux étrangers aux professionnels de santé .
Compte tenu de l'évolution technologique de notre profession , des coûts de plus en plus lourds du matériel medical , et de l'impossibilité de faire peser ces nouvelles charges sur nous praticiens et sur les patients , cela me semble inéluctable pour continuer à pratiquer une médecine selon les données actuelles de la science . Aucun praticien ne peut sereinement investir dans tout le matériel nécessaire à l'exercice dans les meilleurs conditions ( microscope , cônebeam , cerce , salle de Sté , personnel pour la mise en place de traçabilité ......) .
D'où la nécessité de nous réformer , et de ne pas nous laisser réformer .

L'exercice en clinique privée pour les médecins n'est pas si néfaste . Ils ont des outils performants , peuvent exercer dans différentes cliniques , et rien ne les empêchent de posséder un cabinet privé hors clinique . Après , et c'est peut être la notre principale différence avec eux , ils savent négocier leurs contrats et faire valoir leurs compétences .

Quant aux labo d'analyses médicales , aux risques d'en choquer , le rapport patient medecin biologiste est inexistant , et ils sont le plus souvent considérer à tort par les patients comme des techniciens médicaux et parfois même comme des non médecins . Et sincèrement , quel à été l'impact pour les patients de ce changement . Invisible .

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seespan

11/09/2014 à 18:03

chirphil écrivait:
------------------
. Et sincèrement , quel à été l'impact pour les
> patients de ce changement . Invisible .

Oui sauf que les médecins biologiste ont perdue la propriété de leur outils de travail, vont travailler plus pour gagner moins. La différence étant empocher par les dirigeant des grands groupes. On assiste donc a la suite d'un mouvement amorcé depuis des decennis dans les société occidental moderne et qui culmine au U.S, la concentration des richesse dans une part de plus en plus réduite de la population. Au détriment non pas des faibles revenus (au U.S dure des les ponctionné plus) mais des classes moyenne, les professions médicales étant un très bonne exemple en France.

En outtre on peut craindre avec la main mise sur les labo d'analyse par des grand groupe une collusion d'intérêt entre leur activité d'analyse biologique et une éventuelle participation dans d'autre domaine médicale.
Les complémentaires santé serait ravies d'avoir accès au données des patients pour l'évaluation des risques entre autres.

Mais sinon oui pour le patient c'est exactement la même chose, si par même chose on entent le prix a payer pour l'examen.

Par contre au niveau de choix de société c'est un peut différent

--
หมอจัดฟัน

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chirphil

11/09/2014 à 18:05

cartman écrivait:
-----------------
> Pour vous faire gagner du temps, les négociations secrètes, les tractations,
> l'appel à la raison, les grèves, les grèves de la faim, les pétitions, ils s'en
> foutent. Ils iront jusqu'au bout, le gain est trop alléchant.
> Si vous voulez résister il faudra entrer dans une confrontation longue,
> couteuse, et quasi violente.
> La plupart des CD ne réagiront que lorsqu'ils auront à déclarer un bnc de 18000
> euros en moyenne s'ils réagissent.
>
> Si vous ne voulez pas en arriver la, vous avez intéret à reveiller tout le monde
> et très vite et les préparer à l'affrontement le moment venu.
> Nous devons etre 40000 fantassins remontés et prets à en découdre si nous
> voulons toujours discuter ici dans les 5 années à venir.
> Dans trois semaines ce sera trop tard pour venir pleurer :)

Juste une question , bouger , bouger , en découdre etc ......pour défendre quoi ? La situation actuelle?
Il faut profiter de cette attaque pour apporter ou tout du moins tenter d'apporter une évolution à notre profession .
Alors je repose ma question et mon souhait , qu'elles sont , pour vous tous qui dites non et aller à l'affrontement , vos solutions ou idées pour l'avenir de la profession ?
Aller à la guerre sans idéal et solution d'avenir ne nous apportera rien de bon .
Il est toujours préférable d'être pour que contre une idée ou une personne ( cf dernière election présidentielle , vote contre Sarko et non pour Hollande , on voit le résultat ) .
Il faut nous fédérer derrière un projet pour la profession pour être plus fort et efficace dans cette lutte.

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seespan

11/09/2014 à 18:10

chirphil écrivait:

> Aller à la guerre sans idéal et solution d'avenir ne nous apportera rien de bon
> .
> Il est toujours préférable d'être pour que contre une idée ou une personne ( cf
> dernière election présidentielle , vote contre Sarko et non pour Hollande , on
> voit le résultat ) .
> Il faut nous fédérer derrière un projet pour la profession pour être plus fort
> et efficace dans cette lutte.

Chirphil je crois que tu n'as pas bien compris la situation est la mentalité de la profession.
Fédérer la profession derrière un projet en trois semaines = ne rien faire en se donnant bonne concience.

Là la problématique ce n'est pas de réformer quoi que se soit en définissant une nouvelle politique dentaire, c'est de s'opposer a un projet gouvernement qui va passer en force dans moins de trois semaines.

On n'a rien a proposer, la situation actuelle est merdique et on veut juste que ça n'empire pas.

--
หมอจัดฟัน

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seespan

11/09/2014 à 18:12

En gros si le gouvernement ne faisait rien pour nous se serait déjà beaucoup.
--
หมอจัดฟัน

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chirphil

11/09/2014 à 18:14

colza2 écrivait:
----------------
> +1 250 000, tout est dit.
>
> il faut vous bouger pour les futures générations de collègues (5 à 7 ans pour
> les premiers effets sévères).
Et il serait bien aussi que les jeunes " collègues" prennent leur part de responsabilité et n'acceptent pas des emplois salariés chez nos fossoyeurs .

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chirphil

11/09/2014 à 18:22

seespan écrivait:
-----------------
>
> En gros si le gouvernement ne faisait rien pour nous se serait déjà beaucoup.
> --
> หมอจัดฟัน
Relis depuis le début du post , merci .

Bien sur qu'il faut stopper ce projet ou en demander sa suspension .
Mais ça fait 4 ans qu'il nous ont avertis . Et tu me dis pas d'idée !!!!! Nous devenons navrants et déconcertants .
On râle on râle , mais on sait pas pourquoi , pour quel avenir ?
Je pense et en tout cas j'espère que tu as des idées pour faire vivre ta profession , sinon c'est peine perdue .

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seespan

11/09/2014 à 18:28

Mais bien sur que j'ai des idées pour faire vivre ma profession ( a part ne pas rentrer en France of course)

Tien c'est la : http://www.fsdl.fr

Ce que je dis c'est que ce n'est pas a trois semaine de la dead line qu'ils faut commencer a se poser des questions type :

Mais au font comment définiront nous notre rôle dans la société et quelque cadre administratif et déontologique devrait réagir notre activité.

A l'heure actuelle nous ne somme pas dans une problématique de proposition mais d'opposition est qui plus est ça urge.

--
หมอจัดฟัน

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chirphil

11/09/2014 à 18:41

seespan écrivait:
-----------------
> Mais bien sur que j'ai des idées pour faire vivre ma profession ( a part ne pas
> rentrer en France of course)
>
> Tien c'est la : http://www.fsdl.fr
>
> Ce que je dis c'est que ce n'est pas a trois semaine de la dead line qu'ils faut
> commencer a se poser des questions type :
>
> Mais au font comment définiront nous notre rôle dans la société et quelque cadre
> administratif et déontologique devrait réagir notre activité.
>
> A l'heure actuelle nous ne somme pas dans une problématique de proposition mais
> d'opposition est qui plus est ça urge.
>
> --
> หมอจัดฟัน

Juste une question Seespan : as tu déjà participé à des négociations tendues en étant partie prenante ?
Si oui , tu dois savoir que dire non à ton " adversaire" sans apporter une alternative crédible à sa proposition est équivalent à une abdication .

Pour en revenir au sujet , il est tout à fait possible de suspendre ce projet en s'engageant dans un délais à déterminer à apporter un projet de réforme constructif . D'autre part j'espère que nos syndicats ont des idées à faire valoir pour justifier le sérieux de nos futures propositions .

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seespan

11/09/2014 à 18:57

chirphil écrivait:
------------------

espan : as tu déjà participé à des négociations tendues en
> étant partie prenante ?
> Si oui , tu dois savoir que dire non à ton " adversaire" sans apporter une
> alternative crédible à sa proposition est équivalent à une abdication

Ha tu m'expliques en détaille ?

Au gouvernement : votre projet on en veut pas, et on va foutre une merde pas possible si vous le retirer pas

>
> Pour en revenir au sujet , il est tout à fait possible de suspendre ce projet en
> s'engageant dans un délais à déterminer à apporter un projet de réforme
> constructif .

????? Pour améliorer notre profession ça fait longtemps qu'on a des idéé, milles excuse j' n'était pas au courant du fait qu'il fallait attentre que le gouvernement essaye de passer en force un projet de lois calamiteux pour les exposer.

Le seul petit problème avec votre façon de procéder qui semble un peut décaler c'est qu'il va falloir que vous fassier avec :

A 80% de la population qui n'est au courant de rien
B Un syndicat majoritaire qui pour l'instant n'a pas l'aire de s'émouvoir plus que ça de la situation
C Des syndicat qui eux s'émeuvent de la situation mais qui n'étant pas majoritaire ne peuvent pas négocier en position représentative avec le gouvernement.

Donc la vous avez trois semaines pour mettre tout ce petit monde d'accorde sur un projet ( Bonne chance pour joindre A, B a déjà sortie le stylo pour signé, et C doit être en train d'organisé une action d'opposition musclé dans l'urgence et va vous expliqué qu'il a autre chose a foutre pour le moment que de s'occuper de vos égarement philosophique)

D'autre part j'espère que nos syndicats ont des idées à faire
> valoir pour justifier le sérieux de nos futures propositions .

Mais oui mon petit, vous avez en face un projet de lois qui a était piloté par des groupes de lobby important avec un paquet de fric en jeux, mais c'est un "projet valable qui va infléchir les politiques.

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หมอจัดฟัน

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chirphil

11/09/2014 à 19:21

seespan écrivait:
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>
> Au gouvernement : votre projet on en veut pas, et on va foutre une merde pas
> possible si vous le retirer pas
Pour faire quoi à la place ? La merde pour la merde , quel projet !! Et ça fait avancer les idées .

> ????? Pour améliorer notre profession ça fait longtemps qu'on a des idéé,
> milles excuse j' n'était pas au courant du fait qu'il fallait attentre que le
> gouvernement essaye de passer en force un projet de lois calamiteux pour les
> exposer.
J'attends toujours que tu les exposes brièvement .
Ensuite , le maître du jeu est l'état , alors malheureusement oui il faut attendre que le gouvernement accepté de nous parler pour pouvoir leur expliquer , pour négocier il faut être deux .
Du fait que ce projet soit calamiteux peut créer , en tout cas je l'espère , un électrochoc de la profession et donc fédérer , même si le mot te dérange , un nombre important de praticiens qui aidera à porter un contre projet .

>
> Le seul petit problème avec votre façon de procéder qui semble un peut décaler
> c'est qu'il va falloir que vous fassier avec :
>
> A 80% de la population qui n'est au courant de rien
> B Un syndicat majoritaire qui pour l'instant n'a pas l'aire de s'émouvoir plus
> que ça de la situation
> C Des syndicat qui eux s'émeuvent de la situation mais qui n'étant pas
> majoritaire ne peuvent pas négocier en position représentative avec le
> gouvernement.

Le plus dur effectivement , je le crains , c'est de nous mettre d'accord .