Bridge collé tout céramique - Peut-on le proposer?

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Garcimore

11/02/2014 à 11:41

Je vois apparaitre de plus en plus de publications concernant la possibilité de réaliser des bridges d'inlay-onlay tout céramique en EPS (pour compenser l'absence d'une prémolaire par exemple). Les formes de préparation n'incluent généralement que les faces occluso-proximales bordant l'édentement. Quel recul a-t-on sur ce genre de restauration par opposition au bridge collé à infra-structure métallique type Mc Boyle? Peut-on le proposer au patient ou les réserves sont-elles trop nombreuses?
Je joint quelques photos du procédé glanées sur le web.

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pgc

11/02/2014 à 11:52

Ces petites ailettes proximales ont l'air toutes fragiles...
Si les dents supports étaient intactes elles ont quand même morflé.
Je n'ai aucune compétence particulière dans ce domaine, mais j'ai l'impression que toutes les variations sur le même thème: ancrage partiel, sont restées décevantes sur le long terme. C'est joli et valorisant le jour de la pose mais souvent cela vieillit mal, sauf à être réalisé par un praticien exceptionnel.

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Xenophon

11/02/2014 à 13:35

Ce ne sont pour l'instant que des expérimentations. Et encore, il semble que ce soit plus avancé pour des bridges collés antérieurs et en extension. Les cantilevers collés antérieurs semblent donner de meilleurs résultats qu'avec deux appuis.

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G-P

11/02/2014 à 14:00

J'en fais de temps en temps mais pour des dents antérieures, souvent incisives mandibulaires. J'ai un doute aussi sur la pérennité de ces bridges en secteur molaire.

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mosquito

11/02/2014 à 14:30

Qu’en pense Santéclair et à quel tarif?

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TheDentalist

11/02/2014 à 16:40

Le paramètre le plus important (en plus du schéma occlusal du patient) c'est l'épaisseur des connexions. Il faut absolument respecter (voir à majorer légèrement) les recommandations du fabricant de la céramique utilisée.
Personnellement, je pense que cela peut rendre d'excellents services si l'édentement est étroit comme c'est le cas pour remplacer une première PM ou bien une molaire dont l'espace mésio-distal s'est rétréci avec le temps.
Si les dents adjacentes sont porteuses de volumineuses restaurations directes, on fait d'une pierre trois coups. Deux séances et c'est posé contre plusieurs mois d'attente pour un implant.
Il faut bien respecter le protocole de collage (surtout ne pas sceller sinon c'est le descellement assuré) pour assurer la cohésion entre la céramique et la dent.

Bonne occlusion + bonnes préparations (savoir quand recouvrir les cuspides et exploiter l'émail périphérique) + bon collage = tranquillité.

--
www.thedentalist.fr

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vmdeugénol

11/02/2014 à 17:33

@The dentalist,

J'ai cliqué sur ton blog super bien fait et j'ai vu ton article sur l'endocouronne.
Juste deux remarques, les parois périphériques en supra-gingival ne doivent pas recevoir de retour type congé, d'une part cela fait perdre de l'émail pour le collage et d'autre part, le principe de rétention ne justifie pas ce petit rempart périphérique.
Surtout on ne fait JAMAIS de fond de cavité, l'intérêt majeur de l'endocouronne est la préservation de la dentine péripulpaire des planchers des furcations et l'endocouronne doit l'englober un peu comme une selle de cheval.
Ce que tu décris est la Old School de B Pissis qui n'a plus court à l'heure de la cfao et qui n'était que peu praticable avant.

extrait du blog the dentalist :
Qu’est ce qu’une Endo-Couronne?
endocouronne 2-1

Un patient de 54 ans, suite à de violentes douleurs pulpaires sur la dent 17, a dû subir un traitement radiculaire de cette dent.
endocouronne 3-1

Le plancher pulpaire a été scellé au moyen d’un ciment verre ionomère (FUJI IX) auto-polymérisable. La dent a été préparée pour une réduction occlusale et une préparation périphérique largement supra-gingivale.

Le choix de réaliser une endo-couronne a été déterminé par plusieurs critères anatomiques :

une grande hauteur de la chambre pulpaire ( 5mm) pour stabiliser la restauration
un bandeau d’émail périphérique propice au collage
une anatomie radiculaire peu propice à la mise en place d’un tenon qui, sur une deuxième molaire soumise à de fortes contraintes mécaniques, aurait fortement augmenté le risque de fracture radiculaire.

Une empreinte aux silicones en double mélange a facilement permis d’enregistrer l’anatomie de la dent à reconstituer et une endo-couronne en céramique pressée (full E-max) à été réalisée au laboratoire.