rémunération stage actif ?

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Eldrya

08/02/2013 à 10:21

2 jours et demi par semaine je trouve que cela fait beaucoup.. il dure combien de mois le stage?
Moi j'interrompais mon stage pour les remplas tout simplement.
J'étais en stage tous les mercredi d'Octobre à Avril sauf vacances donc.
il faut surtout chercher son maître de stage dés la D3.
Chez nous un financement est proposé pour ceux qui iraient dans la région d'à coté (sous-dotée).

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marinep1331

10/02/2013 à 21:16

c'est pas 2 jours et demi, c'est le jeudi aprem, vendredi matin et quelques samedi matin

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Oceanis

11/02/2013 à 00:34

Je vois qu'il y a toujours autant d'idées reçues et surtout que les différents CDO ne veulent toujours pas faire admettre les textes aux Facultés.

Je m'en suis occupé dans mon syndicat dès sa sortie et partage le même point de vue que notre jursite, mais pas celui de la Faculté.

Allons-y :
- présence obligatoire du maître de stage (et non d'un autre praticien), qui endosse toute la responsabilité car en cas de problème et d'absence, il risque tout simplement du pénal !
- gratification OBLIGATOIRE du stagiaire car je ne connais pas un stage actif qui dure moins de 2 mois calendaire (et il ne faut surtout pas qu'il dépasse 6 mois) - c'est la loi relative à l'orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie du 24 novembre 2009. Et que la CNSD arrête de parler de "temps de présence"...
- au minimum, par heure de stage, c'est 12.5 % du Plafond Horaire de la S.S., soit 12.5 % de 23 €, soit 2.875 € et donc 575 € pour les 200 heures (ce qui est franchement peu au vu des charges du titulaire). Elle doit être mensuelle si l'on sait dès le départ que le stage va dépasser 2 mois. Et qu'on arrête de nous parler de % du SMIC !
- gratification à noter dans la convention de stage (et là, accrochez-vous avec les "services administratifs" des Facultés et leur convention "modèle".
- d'ailleurs, le titulaire doit avoir un exemplaire de la convention signée par tous AVANT le début du stage et le conserver dans son cahier de stagiaires... Et même moi, j'ai dû batailler pour l'avoir.
- gratification exonérée totalement de charges sociales si elle reste dans ces limites et au-delà n'est soumise qu'aux cotisations urssaf (pas de chômage, ni de retraite - prévoyance)
- gratification allant dans la rubrique "personnel intérimaire" de la 2035, renseignement que toute bonne AGA peut donner...

En bonus, je prends la responsabilité de mettre en pj le Trait d'Union Service 3 A (Assistance - Aide aux Adhérents) qu'on a diffusé à ce sujet en 2010. N'hésitez pas à rechercher les références des textes cités en marge sur internet pour vous faire votre propre opinion...

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Oceanis

11/02/2013 à 01:11

Maintenant, ce que j'ai mis précédemment, c'est la théorie (enfin, plutot la loi)...

En pratique, au vu de la faible offre de terrain de stage, le stagiaire doit souvent se plier à la "loi" locale...

Perso, j'ai fait l'ancien stage passif en 5ème de 25 demi-journées (chez un des prof de prothèses de la Faculté) : nous n'étions pas rémunérés, ne faisions que regarder, mais y découvrions plus !

Je n'ai pas compris comment les étudiants de l'époque se sont laissés avoir à demander le "stage actif", espérons que ceux de maintenant et des années à venir ne se laisseront pas tenter par le "tutorat"...

Par contre je peux parler de mon vécu :
- 1ère stagiaire durant 5 mois en 2009/2010, qui n'a fait quasiment que de l'observation mais pour qui j'ai pris le temps de faire découvrir toutes les facettes de notre métier (le la bouche à la comptabilité) et qui a été GRATIFIEE du minimum légal.
- 2ème stagiaire durant 4 mois en 2010/2011, pour qui j'ai appliqué le même principe que le stage actif en médecine(premier temps observations, deuxième temps qq cas et trosième temps travail les jours où je en bossais pas (mais mon appartement est au-dessus du cabinet et j'y restai souvent)), GRATIFIEE durant les deux premiers mois (deux premiers temps) au minimum légal puis les deux autres mois à 28 % des actes effectués (sachant qu'il n'y avait pas de cotisation salariale de chômage ou de retraite).
- je l'ai eu ensuite 8 mois comme collaboratrice, à 33 % hors Congés Payés, toujours sur les actes effectués (le salarié n'est pas "responsable" de l'encaissement, ne signe d'ailleur pas la deuxième cas des feuilles de soins, et ne peut donc pas être payé selon les actes encaissés)...
Et surtout elle n'a pas eu à payer les cotisations "prévoyance" de l'AG2R puisque seules les cotisations "retraite" sont obligatoires pour les contrats d'étudiants adjoints...

Comme elle était là, je n'ai pris personne en 2011/2012.

Par contre, j'ai refuser une demande de stage en 2012/2013.

Pourquoi ?
Parce que la Faculté n'est pas dans les clous.
Parce que le CDO n'y fait rien.
Parce que je ne veut pas payer les pots cassés en cas de contrôle de l'URSSAF...

Parce que c'est beaucoup de temps "perdu" à former quelqu'un là où la Faculté ne l'a pas fait (gestion libérale), que cela a une impct sur la patientèle, et que le matériel et les stocks en souffrent aussi... Malgré que ce soit le bonheut de mettre le pied à l'étrier à quelqu'un.

PS : pour la collaboration, comme elle travaillait des jours où je n'étais normalement pas ouvert, j'ai fait en sorte de ne gagner sur son travail qu'un minimum permettant de payer les frais variables en rapport et surtout l'augmentation de la taxe sur les salaires. Mais le problème venait surtout de la Faculté qui changeait tout le temps ses jours de vacation ou de cours. Le chef de service de l'époque ne voulait apparemment pas que les 6èmes années découvrent trop tôt le monde réel :-)

Pour ceux que cela intéressent, j'ai mis en pj le récapitulatif que j'ai fait au terme de sa collaboration.