avantage fiscal des journalistes

Pa050055_igyagy

mark

01/06/2012 à 21:36

wakrap écrivait:
----------------

> Les pseudos revenus moins fiscalisés sont le fruit d'un choix d'épargne, sont le fruit du choix de personnes de ne pas profiter de leur argent quand ils le gagnent mais de se priver un temps de cet avantage.

Quel serait le but de cette loi qui fait préférer de ne pas jouir de cet argent? Le soustraire légalement à l'impôt, l'épargnant ainsi un peu plus? Cet argent autrement serait-il réellement injecté dans l'économie ou plutôt retiré du circuit et épargné autrement au bénéfice exclusif de l'épargnant (placements spéculatifs, thésaurisation en oeuvres d'art ou patrimoines mobiliers ou immobiliers extra-nationaux?)

> Une grande partie de ces pseudos revenus restent non consommés car restent sous forme d'épargne dont la seule caractéristique est de procurer des revenus consommés aux personnes qui bénéficient des investissements réalisés par cet argent.

Donc, cette épargne défiscalisée , épargnée par l'impôt, pourrait servir à infléchir les disparités économiques, régionales, nationales, européennes, sociales, professionnelles, soutenant l'économie, le développement, les investissements individuels, voire la consommation génératrice de croissance?

> C'est à ce titre profondément immoral d'imposer ce qui n'est pas un pouvoir d'achat réalisé ni un niveau de vie.

Moins moral que d'imposer un argent vital?

> Tout autant qu'il est profondément immoral de ne pas imposer ce qui est un pouvoir d'achat et un niveau de vie de milliardaire comme celui d'homme politique qui profite du luxe ahurissant des ors de la république sans payer d'impôt en rapport.

Comme par exemple le traitement de la directrice du FMI, dont le montant me paraît plus immoral que sa non-imposition?

Je ne peux pas me prononcer sur les montants perçus par les uns et les autres, mais j'observe que le sentiment d'injustice ne provient pas plus de l'auto-attribution par les chambres du montant des indemnités parlementaires (mais quelle autre solution?) et défraiements annexes... que de l'attribution réciproque de salaires, primes, parachutes, boni, sans rapport avec leur résultat, de bien des cadres d'entreprises, par des conseils où chacun siège réciproquement, comme en autant de clubs fermés...
Mais là, sous l'impulsion des nouveaux venus aux affaires, les actionnaires semblent vouloir y remettre bon ordre.
Peut-être avec quelque espoir en une conséquence bénéfique pour leurs propres dividendes ;)

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wakrap

01/06/2012 à 22:50

Mark, sans dec, tu réalises seulement ce que tu écris, on dirait du front national : "placements spéculatifs, thésaurisation en oeuvres d'art ou patrimoines mobiliers ou immobiliers extra-nationaux?" bouhhh la haine du riche et de l'étranger.

D'autre part tu sembles toujours étanche à toute notion d'économie.

Rien que sur cette première objection que tu donnes, tu mélanges fruit de l'épargne et épargne dans un gloubi boulga alter festif mais pas appétissant du tout.

Le revenu du travail est imposé. Point barre. De ce qu'il reste chaque humain est libre d'en faire ce qu'il veut, se torcher le cul avec des billets de 500 euros ou bien acheter des maisons ou bien donner aux pauvres ou acheter des tableau ou spéculer sur l'éducation de ses enfants en prenant une école hors contrat, ou spéculer sur la conneries sans borne des politiques en jouant contre une monnaie surévaluée ou sous évaluée, ou placer l'argent en assurance vie et donner ainsi de l'argent à l'Etat pour se payer putes et champagne ou que sais-je d'autre.

Le point que j'ai abordé c'est celui des prétendus "revenus" de l'épargne et non des revenus une fois l'impôt payé.
Et aussi j'ai énoncé que l'épargne n'est pas une consommation mais un refus de bénéfice immédiat en confort de vie.

C'est quand même incroyable de lire tous ces cuistres économiques hurler contre la société à crédit, les banksters, et hurler en même temps contre l'épargne. Va falloir un moment choisir un peu de cohérence.

Photo-thumb-45_lnhuvp

wakrap

01/06/2012 à 22:56

J'avais donné un exemple il y a une ou deux semaines :

Un contribuable a sa maison en 2000. En 2010 sa maison a doublé de valeur, il vit toujours au même endroit. Pas de revenu au sens de l'étude citée par Ameli

Un autre contribuable a sa maison en 2000. En 2010 il est licencié et trouve du boulot ailleurs. Vend sa maison donc plus value de 100% et rachète une maison près de son nouveau travail.
Dans la logique de l'étude de Ameli il a eu un revenu énorme.
Dans la pratique, son niveau de vie n'a pas bougé d'un iota par rapport à l'autre et a toujours la même maison mais à un endroit différent.

Ce n'est qu'un exemple pratique consistant à différentier revenu de l'épargne et revenus du travail.

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Guadeloupe

02/06/2012 à 00:05

ameli écrivait:
---------------

> Nous sommes dans une période difficile ; on est mis à contribution, il faut
> faire des efforts. Je veux bien participer à l'effort... mais ça me fait râler
> que d'autres en fassent bien moins que moi, alors que leur marge de manoeuvre
> est plus grande. Ce n'est pas de la jalousie, c'est de l'équité.
>

Au delà des clivages politiques, à vouloir contrôler l'émulation, le dépassement de soi sous prétexte que cela génère de l'injustice, est-ce que cela ne revient pas à la même absurdité que de mettre, par exemple, des boulets aux sportifs en compétition sous prétexte qu'ils sont devenus des athlètes grâce à leur entraînement, leur volonté de gagner et le plaisir / fierte qu'ils en tirent ?
Ne serait-il pas plus sain de se réjouir et encourager les talents plutôt que de brider l'ambition et les initiatives de ceux qui aiment se distinguer, aller de l'avant.
Ceux là ne sont pas pour autant systématiquement dénués de scrupules !!
Il leur arrive même d'être heureux de partager le fruit de leur réussite. Et d'être des locomotves pour les plus frileux.
La société y gagne davanatage que dans un système où l'on affaiblit les esprits créatifs et inventifs, ceux qui vont de l'avant plutôt que d'attendre la redistribution des biens sans prende de risques.

Pa050055_igyagy

mark

04/06/2012 à 22:06

wakrap écrivait:
----------------
> Mark, sans dec, tu réalises seulement ce que tu écris, on dirait du front
> national : "placements spéculatifs, thésaurisation en oeuvres d'art ou
> patrimoines mobiliers ou immobiliers extra-nationaux?" bouhhh la haine du riche
> et de l'étranger.
>

Aucune haine, je te le répète.
Juste la tentative de comprendre que la loi fiscale est peut-être un moyen d'inciter les riches, puisque ainsi tu les nommes, à épargner une part de leur impôt en consacrant une part de leur revenu à des modes d'épargne ou d'investissement qui participent à l'économie plutôt qu'à un jeu spéculatif qui renchérit artificiellement, l'art, la pierre, les valeurs etc.


> D'autre part tu sembles toujours étanche à toute notion d'économie.
>

C'est probable, mais avoir les seules mêmes références bibliographiques n'est pas non plus le signe d'une connaissance exhaustive du sujet.

> Rien que sur cette première objection que tu donnes, tu mélanges fruit de l'épargne et épargne dans un gloubi boulga alter festif mais pas appétissant du tout.
>

Mon idée est plus haut, différente de l'analyse que tu en fais, à dessein ou par erreur.

> Le revenu du travail est imposé. Point barre. De ce qu'il reste chaque humain est libre d'en faire ce qu'il veut, se torcher le cul avec des billets de 500 euros ou bien acheter des maisons ou bien donner aux pauvres ou acheter des tableau ou spéculer sur l'éducation de ses enfants en prenant une école hors contrat, ou spéculer sur la conneries sans borne des politiques en jouant contre
une monnaie surévaluée ou sous évaluée, ou placer l'argent en assurance vie et donner ainsi de l'argent à l'Etat pour se payer putes et champagne ou que sais-je d'autre.
>

Si l'Etat manque à l'usage de l'épargne confiée, aucun moyen de le sanctionner? On continue de vociférer jusqu'à ce qu'il disparaisse?
Et l'Etat est-il dépositaire de tout l'argent non imposé parce que investi dans le locatif, les dom-tom, le cinéma, les entreprises ou encore versé aux oeuvres de charité ou d'utilité publique?

> Le point que j'ai abordé c'est celui des prétendus "revenus" de l'épargne et non des revenus une fois l'impôt payé.
> Et aussi j'ai énoncé que l'épargne n'est pas une consommation mais un refus de bénéfice immédiat en confort de vie.
>

Soit, mais rien n'oblige à choisir des solutions qui feront payer deux fois l'impôt.

Que je sache, une plus-value est un bénéfice.
On peut le réduire en vendant en dessous du marché (anti-inflationniste! :)))) ou en réorientant le bien ou son revenu dans une solution à son tour défiscalisée et plus favorable à l'économie (loyer, création d'entreprise ou de services)

> C'est quand même incroyable de lire tous ces cuistres économiques hurler contre la société à crédit, les banksters, et hurler en même temps contre l'épargne.
> Va falloir un moment choisir un peu de cohérence.

Tu parles de toi, là? T'es dur, quand même! :)

Photo-thumb-45_lnhuvp

wakrap

05/06/2012 à 00:38

Trop de notions se mélangent.

Inutile l'insister en l'état. On en revient au même point.
Tous tes arguments se basent sur une notion de justice de l'impôt, de normalité de l'impôt pour corriger les imperfections de l'économie.

C'est ton idéal, ce n'est pas le mien, j'en reste à la déclaration de 1789, où l'impôt est sensé être consenti et sert à financer le fonctionnement de l'Etat et c'est tout.
Et dans cette optique un impôt progressif puis dégressif et nul au delà d'un certain montant est largement suffisant.
Le concept de justice sociale de redistribution est une faute morale.
Je te le laisse.

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malimor33

05/06/2012 à 00:50

Mark écivait:
......'.
> Soit, mais rien n'oblige à choisir des solutions qui feront payer deux fois
> l'impôt.
>
> Que je sache, une plus-value est un bénéfice.
> On peut le réduire en vendant en dessous du marché (anti-inflationniste! :))))

Alors là, essaie,et le fisc va te tomber dessus et te redresser sur la différence entre ton prix et le prix du marché.

J'ai vu le cas avec un mèdecin qui avait donné sa patientèle à un époque où ça se vendait encore,(et putôt bien,) car c'était un idéaliste , progressiste de gauche, un pur,lui.Le fisc a estimé la valeur de sa patientèle d'après ses revenus déclarés des années antérieures et l'a texé d'office. Lorsqu'il a essayé de protester et de dire, attestation de son successeur à l'appui, qu'il n'avait pas touché un sou, il s'est vu répondre que libre à lui de ne rien toucher, mais qu'en faisant ainsi il avait lésé l'état....A l'époque, c'était sous Mimite..

Casque___pointe_b6ovez

Dr Patsch Hans

05/06/2012 à 01:19

ameli: "Ce n'est qu'un constat : le travail est davantage taxé que le patrimoine !"

le problème c'est que pour nombre d'entre-nous, nos patrimoines ont été créés grâce à notre travail c'est à dire avec l'argent qu'il nous reste éventuellement à investir après impôts divers et variés. Faudrait-il encore que ce que le patrimoine génère soit encore surtaxé comme ce qui a servi à le constituer? L'état socialiste que nous supportons depuis bien des années est un ogre insatiable car trop gras et la vraie justice ne serait-elle pas de laisser les individus bénéficier réellement des richesses qu'ils ont réussi à produire ?

Photo-thumb-45_lnhuvp

wakrap

05/06/2012 à 04:28

Dr Patsch Hans écrivait:
------------------------

la vraie justice ne serait-elle pas de laisser les
> individus bénéficier réellement des richesses qu'ils ont réussi à produire ?

Pourquoi parler de justice. C'est un Droit, le Droit de propriété, tout simplement. C'est ni juste , ni injuste , c'est Ma propriété.
Et il est injuste de violer ce Droit.

Choixpeau_y0ozxh

Le Choixpeau magique

05/06/2012 à 15:14

ameli écrivait:
---------------
> En l'occurence, le peuple a choisi, et il fera d'autres choix, car le peuple
> varie.

Il te parle de libertés et toi tu parles de démocratie.
Deux sujets différents.

Plaquessiv2_vovj6l

ameli

05/06/2012 à 20:04

Le Choixpeau magique écrivait:
------------------------------
> Il te parle de libertés et toi tu parles de démocratie.
> Deux sujets différents.

Le cadre de liberté comme les choix de fiscalité sont définis par la démocratie...
On peut faire un choix personnel "libéral", mais si le peuple choisit l'état-providence, c'est le peuple qui décide.

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Bjc.

05/06/2012 à 21:08

"""Ce n'est qu'un constat : le travail est davantage taxé que le patrimoine !"""

Le patrimoine provient d’un travail
Pourquoi le taxer une 2° fois ?

@+ Bjc.

Photo-thumb-45_lnhuvp

wakrap

05/06/2012 à 21:13

Oh, tu replonges dans tes délires. le peuple ne choisit rien, strictement rien. Une majorité éventuelle impose à une minorité sa vue, mais le peuple ne choisit rien, et dans le cas actuel, le mou ne représente qu'une minorité, il ne représente même pas la moitié des votes exprimés.

Ensuite, effectivement, la liberté ne doit en aucun cas se plier à la volonté d'un, ou de la majorité, ou d'une forte minorité.

L'Etat providence est un vol et tu es un voleur en le défendant, pour chaque homme défendant sa liberté et sa propriété.

Je n'arriverai jamais à comprendre comment on peut idéaliser ou simplement souhaiter un système qui ne fonctionne qu'en rapport de force de l'un contre l'autre.

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Bjc.

06/06/2012 à 02:59

"""Oh, tu replonges dans tes délires. le peuple ne choisit rien, strictement rien."""

Bien sur que si, il choisit.

Il choisit dans ce qu’on lui propose.

Et si on lui propose la facilité, il va la choisir.
Et après se plaindre qu’il n’y a plus d’emploi,
La faute à ces salauds d’étrangers qui accueillent les riches
Et ceux qui prennent le travail des français
A ceux qui délocalisent
A ceux qui travaillent pour moins cher, etc …

Pourquoi refuser le travail que peut apporter les milliardaires ?

@+ Bjc.

P.S. : quand je pense que j’ai été de gauche !
Maintenant, je serai plutôt pour un droit de vote en fonction des impôts que l’on paye
;-)

Dent_masqu_e_vqrtzp

dudule

06/06/2012 à 03:36

ameli écrivait:
---------------
soit moins que les classes
> moyennes, dont tu fais partie (et moi aussi). Plus on s'élève dans la fortune,

Le vieux mythe de la Classe moyenne...
Nous n'appartenons pas à la classe moyenne au sens sociologique du terme. Les autres termes je les laisse pour les psychanalystes...
En France 50% de classe populaire avec revenu inférieur à 1700€ net/mois, 40% de classe moyenne avec revenu entre 1700 et 2400€ net/mois et 10% de classe supérieure avec revenu supérieur à 2400€ net/mois.

Avec nos niveaux de revenus, nous sommes tous dans la classe supérieure.

Il est toujours intéressant de voir que nous sommes dans un pays où tout le monde se réclame de la classe moyenne...
Les pauvres veulent se donner l'air moins pauvres : c'est le fameux lien entre groupe d'appartenance et groupe d'identification (un peu comme entre les bourgeois et les nobles au XVIII°); et les riches pour avoir l'air moins riches : très français comme syndrome, héritage du catholicisme et de son rapport à l'argent.

http://www.decitre.fr/livres/les-nouvelles-classes-moyennes-9782021071474.html

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chicot29

06/06/2012 à 10:33

dudule écrivait:
----------------

10% de classe
> supérieure avec revenu supérieur à 2400€ net/mois.

ouahou ! on est sauvés. La classe supérieure a largement les moyens de renflouer le déficit abyssal de l'état.)))))

Plaquessiv2_vovj6l

ameli

06/06/2012 à 11:55

wakrap écrivait:
----------------
> Je n'arriverai jamais à comprendre comment on peut idéaliser ou simplement
> souhaiter un système qui ne fonctionne qu'en rapport de force de l'un contre
> l'autre.

J'avais remarqué que tu avais des problèmes de compréhension !
Je pense que tu n'as ni assimilé l'histoire de notre nation, ni la définition du terme "nation". L'histoire de la notre explique le fonctionnement de notre société.
Notre nation s'est créée lors de la révolution, contre un clan et contre l'étranger, et elle a survécu par des guerres qui ont forgé un fort lien populaire. C'est cette forte cohésion nationale obligatoire qui est devenue priorité nationale : un lien social (et non un lien "socialiste").
Si la liberté individuelle reste importante, le lien social et la solidarité entre les sociétaires restent prédominants dans notre nation.
C'est ce qui explique toute l'histoire de nos républiques et notre système d'état-providence.
C'est évidemment plus difficile à vivre et à organiser pendant les périodes de disette, mais tout système politique qui voudra supprimer cet état-providence se verra battu dans les urnes : c'est dans nos gênes depuis Valmy !

La difficulté réside dans l'équilibre à trouver entre cette recherche de concorde et la liberté de posséder, car la concorde coute cher.
Il ne faut pas être décourageant envers les plus aisés. J'admets que ce n'est pas facile. Pendant une crise économique, la solidarité est une charge lourde, mais elle en devient plus indispensable. Si on s'en passait, si la cohésion sociale diminuait, on entrerait dans une phase pré-révolutionnaire car le peuple est exigeant, avec un risque évident de dérive vers le despotisme.

La fiscalité directe est un outil de cohésion nationale, en redistribuant partiellement, et donc en ramenant le calme et la concorde.
Partiellement ? oui, car cette redistribution ne va pas prioritairement vers les moins favorisés, elle va vers les plus aisés, rendant leur participation fiscale un peu plus supportable.

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azerty

06/06/2012 à 12:08

Colbert

Pour trouver de l'argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.
J'aimerais que Monsieur le Surintendant m'explique comment on s'y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou.

Mazarin

Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu'on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l'Etat, l'Etat, lui, c'est différent. On ne peut pas jeter l'Etat en prison.Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

Colbert

Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent.
Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin

On en crée d'autres.

Colbert

Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà ...

Mazarin

Oui, c'est impossible.

Colbert

Alors, les riches ?

Mazarin

Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

Colbert

Alors, comment fait-on ?

Mazarin

Colbert, tu raisonnes comme un fromage ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches. Des Français qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant d'être pauvres ! C'est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus !
Ceux-là !Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser.C'est un réservoir inépuisable.

Extrait du "Diable Rouge"

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chicot29

06/06/2012 à 12:47

ameli écrivait:
---------------

> La fiscalité directe est un outil de cohésion nationale, en redistribuant
> partiellement, et donc en ramenant le calme et la concorde.
> Partiellement ? oui, car cette redistribution ne va pas prioritairement vers les
> moins favorisés, elle va vers les plus aisés, rendant leur participation fiscale
> un peu plus supportable.

En somme quand tu paies moins d’impôts, c'est à toi qu'on redistribue (ça a du mal à rentrer, faudrait commencer à l'école que les meilleurs élèves donnent leurs points aux cancres). On marche sur la tête dans ce pays et comme la tête c'est pas fait pour marcher......
Le problème c'est qu'il n'y a pas assez de re-distributeurs pour donner la béquée.)

Plaquessiv2_vovj6l

ameli

06/06/2012 à 13:15

chicot29 écrivait:
------------------
> En somme quand tu paies moins d’impôts, c'est à toi qu'on redistribue (ça a du
> mal à rentrer, faudrait commencer à l'école que les meilleurs élèves donnent
> leurs points aux cancres).

Toutes les études de socio démontrent que les plus gros contribuables sont ceux qui profitent le mieux de la redistribution, et il n'y a pas besoin d'être grand clerc pour le comprendre.
L'état redistribue collectivement vers les services, donc qui profite de ses services, et qui s'en sert le plus souvent et le mieux ?
Réponse : ceux qui peuvent, et qui ont le niveau socio-culturel suffisant.

Exemples, que tu peux multiplier à l'infini.
Qui va dans les musées ? les classes aisées, plus cultivées.
Qui profite le plus de l'éducation nationale ? ceux qui font des études universitaires longues, donc les enfants des classes aisées.
Qui profite le plus de la SNCF et de la poste ? les entreprises et les classes aisées.
Qui profite le plus du réseau routier ? les gros rouleurs, donc les entreprises et les vacanciers, pas ceux qui n'ont pas de voiture.
Qui profite le plus du système hospitalier ? ceux qui ont accès aux spécialistes et savent se débrouiller dans la complexité du système de soins, donc, les plus intelligents. Les pauvres vont aux urgences et s'y arrêtent.

La redistribution est indispensable, chacun en profite à hauteur de ce qu'il donne, et elle ramène la paix sociale. Elle cible les classes aisées, afin de rendre la contribution moins douloureuse, mais chacun en profite.

Capture_d__cran_2015-03-12_12.28.09_h7phuc

chicot29

06/06/2012 à 13:31

...... les dentistes qui profitent de la NGAP royale et le comble se font des couilles en or avec la CMU en exploitant les plus démunis.)
Pour la SNCF ceux qui en profitent le plus sont les cheminots et leur famille !
Sinon, corée du nord ca te va comme redistribution ? l'égalité totale pour 99.999 % de la population.

Avatar_small

king_zoulou

06/06/2012 à 13:44

Améli, ce que tu dis était très vrai il y a une vingtaine d'année mais ça ne l'est plus vraiment aujourd'hui et le sera de moins en moins.

Les classes aisées mettent leurs enfants dans des écoles privées, l'école publique étant dans un état déplorable.
Et derrière, ils vont de plus en plus à la fac à l'étranger.
Les classes aisées consultent les spécialistes soit en consultation privée soit dans des cliniques pour réduire les délais.
La poste n'a plus grand chose de public.
Le réseau autoroutier a été vendu à des sociétés d'exploitation privée et de toute façon, vu le montant des taxes sur l'essence, l'exemple n'a jamais été bon.

Capture_d__cran_2015-03-12_12.28.09_h7phuc

chicot29

06/06/2012 à 13:49

Tu as oublié les musées ! hors de prix pour la plupart des français c'est pour ça qu'ils n'y vont pas.)

P1000021_rdxlzk

Docholiday

06/06/2012 à 13:51

ça, c 'est quoi comme avantage ?

Fonctionnaire de catégorie active
Vous pouvez partir à la retraite à partir de 55 ans, si vous êtes né avant le 1er juillet 1956.

Si vous êtes né à partir du 1er juillet 1956, l'âge minimum à partir duquel vous pouvez partir à la retraite dépend de votre année de naissance :

Tableau 2 relatif à la fiche F2786
Fonctionnaires nés à partir du

Âge minimum de départ en retraite

Date de départ possible à partir du

1er juillet 1956

55 ans et 4 mois

1er novembre 2011

1er janvier 1957
55 ans et 9 mois

1er octobre 2012

1er janvier 1958

56 ans et 2 mois

1er mars 2014

1er janvier 1959

56 ans et 7 mois

1er août 2015

1er janvier 1960

57 ans

1er janvier 2017

Le départ à la retraite à partir de 57 ans ne s'applique donc que si vous êtes né à partir du 1er janvier 1960.

À savoir : pour les emplois de catégorie active pour lesquels le départ à la retraite pouvait intervenir avant le 11 novembre 2010 à partir de 50, 53 ou 54 ans, l'âge minimum de départ à la retraite est également progressivement relevé de 2 ans à raison de 4 mois pour les fonctionnaires nés entre le 1er juillet 1951 et le 31 décembre 1951 puis à raison de 5 mois par génération jusqu'au 1er janvier 2017.

Pa050055_igyagy

mark

06/06/2012 à 20:40

wakrap écrivait:
----------------
> Trop de notions se mélangent.
>

Quel dommage que tu ne daignes détailler...

> Inutile l'insister en l'état.

Pardon de le faire.

> On en revient au même point.
> Tous tes arguments se basent sur une notion de justice de l'impôt, de normalité de l'impôt pour corriger les imperfections de l'économie.
>

Je ne crois pas avoir parlé de correction ni d'injustices.
Tout au plus ai-je suggéré que les avantages fiscaux consentis pouvaient être un moyen d'incitation à diriger une part de son impôt vers des objectifs bénéfiques à l'économie hors acaparation de l'Etat, justement. Eventuellement avec la perspective d'un gain à long terme pour le contribuable...

> C'est ton idéal, ce n'est pas le mien, j'en reste à la déclaration de 1789, où l'impôt est sensé être consenti et sert à financer le fonctionnement de l'Etat et c'est tout.

Aucun idéal, pour ma part, contrairement à certains apparatchiks du forum...
L'impôt est consenti par tous ceux qui n'en contestent pas l'usage qu'en fait l'Etat, ce qui semble être le cas de bien peu de nos concitoyens...

> Et dans cette optique un impôt progressif puis dégressif et nul au delà d'un certain montant est largement suffisant.

La reconnaissance de l'utilité de l'impôt, de ta plume, est un délice! :)

> Le concept de justice sociale de redistribution est une faute morale.
> Je te le laisse.

Si tu trouves une phrase de ma part qui a cette signification je te paie un Ricard. Ca vaut pas plus.

Il est un peu grossier de cracher sur les avantages fiscaux des uns et des autres sans reconnaître la fonction économique de ce principe, au prétexte de certains "cadeaux", jugés comme tels lorsque l'on n'en est pas le bénéficiaire, d'une part, et d'autre part au prétexte que l'Etat dilapide l'impôt dans des dépenses de fonctionnement sans retour sur l'économie en général ni un sentiment de bonheur partagé par chacun...