Evolution dentisterie en France: example n°1

Forum associé : Exercice professionnel

Avatar_small

paradoxe

26/02/2011 à 11:52

[mode troll ON]
1982: realisation d'une obturation 2 faces
Le patient -> direct au fauteuil.
Diagnostic: 5s
Taille, mise en place porte matrice, amalgame, sillons: 5mn
Pronostic: fait pour la vie ou 30 ans minimum.
Facture/reglement: 2mn
Compta: inscription sur journal:10s
Prix 36,15 euros. Bénéfice 18 euros

2011:
1) patient payeur
Le patient donne sa Carte, on enregistre adresse, tel, remplit son questionnaire.
Puis au fauteuil.
Diag aussi rapide.
Instrumenst sous sachets.
Notation N° sachet.
taille de la cavite, biseau, digue si possible, primer, bondig, couches de compo, polymerisation, depose digue, ajustage occlusion, polissage.
Pronostic: à refaire peut etre dans 5 ans .. ne tiendra jamais plus de 20 ans.
Encaissement carte bleue, securisation FSE.
Teletransmission FSE, verification ARL.
Pointage banque pour verif CB.
Recup log lecteur CB.
Archivage piece pour transmission comptable.

Cout 40,97 Perte ?? variable

Ldl_jyweem

LdL

26/02/2011 à 11:59

Evolution du niveau orthographique en France : Exemple n°1

(et la digue sur un compo, c'est pas "si possible", et personne ne t'oblige à en faire, les AMG ne sont pas interdits que je sache)

Dentiste_o8oeis

Independentiste

09/03/2011 à 06:23

J'ai aussi démarré en 82 et c'est pourquoi je pense saisir un peu le propos.

C'était plus simple plus rapide et les bénéfices étaient meilleurs.
De nos jours c'est plus compliqué,plus chronophage et"ça rapporte "moins.

Je n'en suis pas si sur.

Avec l'expérience et un minimum d'organisation( materiel, travail à 4 mains, traitement par cadrans par ex) on peut pratiquer vite et bien et la partie administrative pas forcement contraignante si on s'en donne les moyens (informatique et personnel).

Dans un tel cas même si on peut regretter les valeurs faibles et non évolutives des coefficients des lettres clefs on peut maintenir un certain niveau de revenus ce que tout le monde reconnaît d'ailleurs,même si de grosses différences existent entre les cabinets.

Faire des amalgames de nos jours n'est effectivement pas illégal ni contre-indiqué mais me semble relever d'une pratique en voie de régréssion pour au moins deux raisons(il y en a d'autres)l'une qui relève de la biologie(dentisterie non invasive a minima) et des changements de paradigme eu égard au développement constant de de la dentisterie adhésive et l'autre d'ordre esthétique dans la mesure où la nature ne nous à pas "fait" avec des dents grises .

Bart22_odlbpb

Bobby

09/03/2011 à 09:32

LdL écrivait:
-------------
> Evolution du niveau orthographique en France : Exemple n°1

C'est un anglicisme voyons!

Choixpeau_y0ozxh

Le Choixpeau magique

09/03/2011 à 11:04

Independentiste écrivait:
-------------------------
> Avec l'expérience et un minimum d'organisation( materiel, travail à 4 mains,
> traitement par cadrans par ex) on peut pratiquer vite et bien et la partie
> administrative pas forcement contraignante si on s'en donne les moyens
> (informatique et personnel).

Je ne comprends pas, qu'est-ce qui t'empêchait de faire tout ça en 82 ?
Quand on explique que tout coûte de plus en plus cher en rapportant de moins en moins, il y en a toujours un qui la ramène en disant qu'il suffit de bosser 4 fois plus vite pour maintenir son niveau de revenu ou qu'on a qu'à faire plus de prothèse pour compenser les soins à perte.
Je trouve ça totalement hors sujet.

Avatar_small

paradoxe

09/03/2011 à 11:20

Bobby écrivait:
---------------
> C'est un anglicisme voyons!
Bien vu.

Chabit3_tbqemd

chabit

09/03/2011 à 12:36

Independentiste écrivait:
-------------------------
> J'ai aussi démarré en 82 et c'est pourquoi je pense saisir un peu le propos.
>
> C'était plus simple plus rapide et les bénéfices étaient meilleurs.
> De nos jours c'est plus compliqué,plus chronophage et"ça rapporte "moins.
>
> Je n'en suis pas si sur.
>
> Avec l'expérience et un minimum d'organisation( materiel, travail à 4 mains,
> traitement par cadrans par ex) on peut pratiquer vite et bien et la partie
> administrative pas forcement contraignante si on s'en donne les moyens
> (informatique et personnel).

Bien sûr, mais n'oublie pas de rajouter le coût de tout ce plateau technique pour cet acte

> Dans un tel cas même si on peut regretter les valeurs faibles et non évolutives des coefficients des lettres clefs on peut maintenir un certain niveau de revenus ce que tout le monde reconnaît d'ailleurs,même si de grosses différences existent entre les cabinets.

Combien d'entre nous sont passés en SELARL, et autre bidouille compatbles et fiscales pour qu'à CA identique et stagnant, le revenu demeure!

> Faire des amalgames de nos jours n'est effectivement pas illégal ni contre-indiqué mais me semble relever d'une pratique en voie de régréssion pour au moins deux raisons(il y en a d'autres)l'une qui relève de la biologie(dentisterie non invasive a minima) et des changements de paradigme eu égard au développement constant de de la dentisterie adhésive et l'autre d'ordre esthétique dans la mesure où la nature ne nous à pas "fait" avec des dents grises .>

Rappelles toi, quand la coiffe acier est revenue dans les actes opposables, une bonne partie des confrères sont revenus aux bagues ajustées, l'aspect bio et le reste de ton raisonnement ne tient historiquement pas la route. Je ne souscrit pas (la seule bague ajustée que j'ai faite de ma vie, c'était en TP de 3° année)

Salut,
Evidement qu'on s'adapte, par la force des choses, mais si ça continue comme ça, il y aura bien un moment où l'on ne pourra plus s'adapter. Prends le dans le sens que tu veux, on va quand même dans le mur, même si notre organsation/méthode de travail nous permettent de tenir encore un temps et reculer l'échéance. Pas plus tard qu'hier, mon electricien me disait que de nouveaux boitiers encastrables avec passe-fil étanches allait être obligatoires: donc branchement plus compliqué, perte de temps et galères de mises en oeuvre en prévision. Je lui ai juste répondu qu'il avait la chance de facturer le temps de main d'oeuvre quand il augmentait, alors que moi, non!

4507801pepsi-20logo-jpg_tsynhz

cartman

09/03/2011 à 13:15

Le Choixpeau magique écrivait:
------------------------------
> Independentiste écrivait:
> -------------------------
> > Avec l'expérience et un minimum d'organisation( materiel, travail à 4 mains,
> > traitement par cadrans par ex) on peut pratiquer vite et bien et la partie
> > administrative pas forcement contraignante si on s'en donne les moyens
> > (informatique et personnel).
>
> Je ne comprends pas, qu'est-ce qui t'empêchait de faire tout ça en 82 ?
> Quand on explique que tout coûte de plus en plus cher en rapportant de moins en
> moins, il y en a toujours un qui la ramène en disant qu'il suffit de bosser 4
> fois plus vite pour maintenir son niveau de revenu ou qu'on a qu'à faire plus de
> prothèse pour compenser les soins à perte.
> Je trouve ça totalement hors sujet.

Merci pour ta réponse Choixp et bien content de voir que la couleuvre du rationaliser plus pour perdre moins se heurte à la réalité du quotidien.

Tous les patients n'ont pas besoin de travail par cadrans, l'exercice à 4 mains pour des soins même avec le temps gagné n'est pas rentable, les activités à valeur ajoutée comme la paro l'implanto ne sont rentables qu'à partir d'un certain volume ( et tous les cabinets d'omni ne peuvent être intégré de façon rentable la paro implanto contrairement aux discours des fabriquants et des organismes de formation). Quid de la résitance physique et moral du praticien à maintenir un si haut niveau de concentration et de focalisation sur la qualité de son travail dans ces conditions de longues heures, toute la semaine?

Toutes ces mesures de rationalisation et d'efficience du travail sont justifiés cliniquement mais le gain financier qui en découle n'est que marginal par rapport à la chappe de contraintes qui s'accumulent chaque jour un peu plus et l'inflation qui ronge lentement mais sûrement. Pendant ce temps nous continuons à aller droit dans le mur.

Accenteur_kszkki

brindacier

09/03/2011 à 14:39

Ben oui, c'est l'évidence, nous travaillons tous "au forfait" en groupant les soins. En réponse à l'incurie des pouvoirs publics face aux besoins du secteur dentaire, celui-ci est en train, massivement, d'augmenter sa productivité pour maintenir tant que faire se peut sa rentabilité. A terme on va dans le mur, c'est évident. Merci aux syndicats qui sont entièrement responsables de ce lent glissement vers la situation inextricable d'aujourd'hui. Quand je pense aux négociations conventionnelles à venir, j'ai peur.