Mutuelle Mederic souscrivez pour la famille Sarko

Forum associé : Exercice professionnel

Avatar_small

endomaitre

30/10/2010 à 11:04






> > LES 3 FRÈRES
> > septembre 30, 2010, 9:54
> > Filed under: Blog | Mots-clefs: AEC Partners, Bio Alliance Pharma, François, frères, Guillaume,Malakoff Médéric, Nicolas, Sarkozy

On parle beaucoup de conflits d'intérêts dans la vie politique ces derniers temps. Des amitiés de Nicolas Sarkozy avec le milieu de la finance et des médias, de l'affaire Woerth-Bettencourt aux récentes révélations du livre de Martin Hirsch, mais les journalistes oublient aussi d'autres évidences. Alors que le déficit prévisionnel de la Sécurité Sociale a été annoncé cette semaine et qu'une diminution des remboursements est d'ores et déjà au programme, il est temps de se pencher sur le secteur de la santé, de comprendre son fonctionnement, et surtout d'en connaître les acteurs.

Le Pôle Emploi, né de la fusion de l'ANPE et de l'ASSEDIC sur une idée de Nicolas Sarkozy, compte 50.000 employés. La Sécurité Sociale, comprenant l'Assurance Maladie, l'Assurance Vieillesse et les URSSAF compte 120.000 employés. Ces deux organismes ont été concernés par une réforme récente concernant les complémentaires santé. Ainsi, depuis le 1er janvier 2009, 170.000 employés ont été contraints de résilier leurs contrats avec leurs mutuelles pour adhérer à une "mutuelle employeur obligatoire;". Ceux qui ont des enfants ont également été obligés d'inscrire ces derniers sur le nouveau contrat (sauf s'ils étaient déjà ayant-droits sur le compte du conjoint via une mutuelle employeur obligatoire). On peut appeler ça du passage en force. C'est une conséquence de la loi Fillon de 2003.
Ce qui est encore plus étonnant, c'est de constater que c'est le même organisme qui a remporté les deux marchés. Je ne connais pas les modalités des appels d'offre mais je m'étonne de voir que c'est le groupe Malakoff-Médéric qui a raflé la mise, obtenant d'un coup, d'un seul, 170.000 adhérents supplémentaires, sans compter les ayant-droits. Ajoutez à cela les 800.000 salariés CHR (café-hôtellerie-restauration) qui rentreront dans le dispositif en janvier 2011… c'est encore Malakoff Médéric qui a emporté le marché. Revenons donc sur l'histoire de cette compagnie d'assurance et de prévoyance pour comprendre un peu mieux les enjeux.

Pour vous donner une idée du poids de Malakoff-Médéric sur le marché français, c'est le n°1 des groupes paritaires de protection sociale, n°2 de la retraite complémentaire et n°3 en santé collective (classement Argus de l'Assurance). Le groupe est né de la fusion de Malakoff et Médéric (d'où son nom) le 30 juin 2008, soit 6 mois avant la mise en place du dispositif "mutuelle obligatoire employeur;" pour la Sécurité Sociale et le Pôle Emploi. Ainsi, dès le 1er Juillet, le président de Médéric cède sa place pour laisser seul au commande du groupe, le président de Malakoff : un certain Guillaume Sarkozy. Ce dernier est loin d'être un inconnu : au Medef de 2000 à 2006, il a aussi été le vice-président de la CNAM de 2004 à 2005. Guillaume Sarkozy, comme son nom l'indique, est le frère de Nicolas.
Puisque j'évoque la fratrie Sarkozy, intéressons-nous maintenant au troisième larron : François Sarkozy. Pédiatre de formation, François a abandonné la pratique de la médecine pour se consacrer à l'industrie pharmaceutique (principalement orientée vers la gériatrie) depuis 2001. Ainsi, il siège au conseil de surveillance de Bio Alliance Pharma et est devenu le président d'AEC Partners dont une des missions est le conseil aux fonds d'investissement.

Par ailleurs, François Sarkozy a également lancé une chaîne de télévision spécialisée dans la santé sur internet… financée par le laboratoire Sanofi. Ajoutons à cela ses relations avec le groupe Paris Biotech Santé, l'un des protagoniste de l'affaire de l'Arche de Zoë, et on l'aura compris, l'homme a tissé sa toile : il fait partie aujourd'hui des puissants lobbyistes de l'industrie pharmaceutique. D'ailleurs le grand plan Alzheimer lancé par le gouvernement est un joli cadeau de quelques centaines de millions d'euros, une aubaine pour le secteur dont il défend les intérêts.
3 frères : l'un en charge de l'exécutif, notre Président, l'un à la tête d'un des plus gros groupe d'assurance santé et le dernier qui sert les intérêts des laboratoires. Si ça ne s'appelle pas un conflit d'intérêt, je me demande ce que c'est… Pourtant les médias en parlent peu et préfèrent s'étendre sur les amis milliardaires de Nicolas Sarkozy. On peut légitimement nourrir des inquiétudes sur l'avenir de notre système de santé. Les réformes engagées depuis 2004 ne font que confirmer sa détérioration et l'on peut prédire son démantèlement d'ici quelques années. Tout dépendra sans doute de 2012.
Pour en savoir plus sur Malakoff Médéric.

--
CNSD what for?
FSDL we can!

Sans_titre_bdk6nt

Alouette, gentil alouette

30/10/2010 à 13:27

Merde alors, tu as piqué mon idée de titre :=)
Merci pour le frère (confrère...) gynéco. Je l'avais zappé.

Je te présente 'mon troisième', qui va faire du coup le quatrième : Olivier (tout a fait à la fin de mon extrait)

Pour information, pour nos jeunes confrères 'pas intéressé par la retraite par répartition souhaitent créer la leurs ( avec les Perco's ?) on en parle...

PUB : Les meilleurs rendements depuis des lustres : MACSF (partenaire de ceux que vous n'aimez pas. Source = mon fiston en discussion avec la médicale de france... et c'est son interlocuteur qui le dis ...)

Bonne lecture (je sais c'est long...)

samedi 16 octobre 2010 à 21:34

Sevriena, l’entreprise sarkozyste de démolition des retraites
par Thierry Brun
Sevriena, une nouvelle société d’assurance spécialisée dans la retraite par capitalisation, créée par Guillaume Sarkozy, entend bien profiter de la réforme des retraites. Histoire d’une opportune naissance destinée à rafler un juteux pactole compris en 40 et 110 milliards d’euros.

« Je garantirai la pérennité du régime de retraite… Je ne changerai pas le régime par répartition (…) par un régime où chacun épargnerait de son côté… Il faudra que tout soit mis sur la table : l’âge de la retraite, la durée de cotisation et la pénibilité. La seule piste que je ferme tout de suite, c’est celle de la diminution des pensions… La réforme des retraites concernera tout le monde… Les pensions sont trop basses... » Nicolas Sarkozy sur TF1 le 25 janvier 2010.

Nicolas Sarkozy veut-il vraiment sauver le régime de retraite par répartition ? Plusieurs faits récents contredisent cette profession de foi présidentielle. Nicolas Sarkozy est arc-bouté sur le projet de loi réformant les retraites pour d’autres raisons : la future loi contient quelques articles destinés à booster la retraite par capitalisation [1] au détriment de l’actuel système par répartition. Du sur mesure pour les banques et sociétés d’assurance, en particulier Malakoff Médéric, un groupe issu de la fusion en 2008 de Malakoff et de Médéric, qui est devenu dès sa création le premier groupe paritaire de protection sociale en France, avec plus de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires.
Ce groupe dirigé par Guillaume Sarkozy, frère du chef de l’État, a le vent en poupe et a misé gros sur l’adoption de la réforme des retraites. Car il a récemment créé avec la Caisse nationale de prévoyance (CNP Assurances), premier assureur de personnes en France avec un chiffre d’affaires de 31,5 milliards d’euros en 2007, une société d’assurance du nom de Sevriena dont le destin programmé consiste à développer massivement la retraite par capitalisation. Cette société a déjà prévu une forte croissance de ses résultats : un document confidentiel (voir plus bas) estime le potentiel de création de valeur de cette entreprise à 634 millions d’euros dans 10 ans et à 1,2 milliards dans 20 ans.
Peu de citoyens en seront informés : les principales banques et sociétés d’assurance guettent avec impatience l’adoption définitive du projet de réforme des retraites, notamment parce qu’il contient un dispositif que Nicolas Sarkozy et le gouvernement se gardent bien d’ébruiter. En effet, si l’on examine attentivement le texte de la réforme, les préoccupations réelles de Nicolas Sarkozy sont très éloignées du sauvetage de l’actuel système de retraite.

Les dernières pages du projet de réforme des retraites adoptés le 15 septembre à l’Assemblée nationale contiennent un « titre V » entièrement consacré à la retraite par capitalisation, comme nous l’écrivions dans Politis (numéro du jeudi 23 septembre 2010).

Certes, ce n’est pas le cœur de la réforme, mais cette partie du projet de loi, nommée : « Mesures relatives à l’épargne retraite », décline une série de mesures dans un article 32 de cinq pages, qui va profondément modifier la réglementation de la retraite par capitalisation, jurent les spécialistes de l’épargne retraite. Pour les assureurs et les banques, un grand pas est désormais franchi : cet article 32 permettra de dynamiter le système de retraite par répartition, un souhait depuis longtemps exprimé par le groupe mutualiste Malakoff Médéric du frère de Nicolas Sarkozy.
Pendant la procédure parlementaire accélérée, qui a débuté en juin 2010 par l’audition d’Eric Woerth à l’Assemblée nationale, dans un parfait timing, Malakoff Médéric a lancé avec la Caisse nationale de prévoyance (CNP) la nouvelle société d’assurance Sevriena.

« Guillaume Sarkozy a engagé son entreprise dans une politique visant à en faire un acteur majeur de la retraite complémentaire privée. Et il a trouvé des alliés autrement plus puissants que lui, en l’occurrence la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le bras armé financier de l’Etat, et sa filiale la Caisse nationale de prévoyance (CNP). Ensemble, tous ces partenaires vont créer, le 1er janvier prochain, une société commune qui rêve de rafler une bonne part du marché qui se profile », a rappelé récemment Médiapart (ici).

En clair, la réforme est un formidable outil qui conduira à « l’asphyxie financière des grands régimes par répartition » et sera donc « propice à l’éclosion de ces grands fonds de pension qui n’étaient pas encore parvenus à s’acclimater en France, à quelques rares exceptions près ».

D’ores et déjà sur les rangs, le groupe Malakoff Médéric a pris une longueur d’avance. Réunie à Paris le lundi 21 juin 2010, écrit Emmanuel Cogos, directeur adjoint du développement de l’agence de presse AEF, qui traite quotidiennement des questions de Protection sociale, de Ressources humaines (ici), « l’association sommitale du groupe de retraite et de prévoyance Malakoff Médéric a donné son feu vert à la réalisation du « projet M », nom de code du projet d’épargne retraite que prépare ce groupe, dirigé par Guillaume Sarkozy, avec la CNP, filiale de la Caisse des dépôts » (ici).

Selon l’Agefi, agence économique et financière, le conseil d’administration de l’assureur coté « a approuvé les modalités de création de cette coentreprise, baptisée Sevriena » et le « démarrage opérationnel de Sevriena, qui héritera des portefeuilles de ses deux maisons mères, est prévu pour janvier 2011 » (ici) L’affaire est désormais bien engagée.

L’autorité de la concurrence a officiellement enregistré le 18 juin 2010 l’opération de concentration en cours entre le Groupe Malakoff Médéric et le groupe CNP. Le document fourni par les parties indique que les deux groupes envisagent la création d’une société commune dont les activités seront « la création, la gestion, la distribution de produits de retraite complémentaire par capitalisation, à titre collectif ou individuel, principalement à destination des entreprises et de leurs salariés, des associations et de leurs adhérents, des travailleurs non salariés et des retraites ; la création, la gestion et la distribution de produits d’épargne salariale à destination des entreprises et des salariés des entreprises ainsi que la tenue de compte et conservation ; et, à titre accessoire, la distribution de services liés à la retraite ».

Le document officiel du Bulletin des annonces obligatoires (Balo) daté du 23 juin 2010 a formalisé les opérations de capitalisation de Sevriena, qui se sont achevées fin juillet 2010.

Et l’on apprend de source syndicale que Guillaume Sarkozy devrait en occuper le poste de président du conseil de surveillance.

Notons ici la simultanéité des événements : la mise en place de la future société d’assurance, qui proposera ses produits de retraite par capitalisation en 2011, se fait dans la période pendant laquelle le gouvernement lance son projet de réforme des retraites. En fait, dès 2008. La caisse des dépôts et consignations (CDC), l’assureur public CNP et le groupe de protection sociale mutualiste Médéric veulent créer une filiale commune spécialisée dans le financement des retraites. Leur idée est de compenser l’érosion des taux de remplacement, c’est-à-dire du niveau des pensions versées par les régimes obligatoires, en proposant des solutions de retraite complémentaires aux salariés cadres et non-cadres.
Médéric compte profiter de l’expérience de la CNP, un partenaire de premier plan d’entreprises de toutes tailles pour les retraites complémentaires. La CNP assure notamment la gestion des régimes Préfon (fonds de pension destiné aux agents de la fonction publique) et Fonpel (fonds de pension destiné aux élus locaux). Et la joint venture Sevriena promet de belles perspectives avec la réforme des retraites.
Un document confidentiel daté de mars 2009, intitulé : « Projet de regroupement des activités d’épargne retraite et d’épargne salariale de CNP assurance, de Malakoff Médéric et de Quatrem »

Document CNP-Médéric
souligne qu’à l’horizon 2020, « une baisse du taux de remplacement de l’ordre de 8 % est attendue pour une carrière complète. Cette baisse est toutefois variable selon le niveau du salaire et le profil de carrière ». Le document note ainsi que « Pour les salariés qui auront subi des « trous » de carrière et pour les générations qui prendront leur retraite après 2020, la baisse du taux de remplacement sera plus forte » et a estimé le montant potentiel de collecte d’épargne retraite « qui est nécessaire pour financer le maintien du niveau de vie des futurs retraités » en 2020.
Ainsi un juteux gâteau est convoité, « compris entre 40 milliards d’euros et 110 milliards d’euros, suivant les hypothèses de comportement des individus ». Ce document de 2009 exprime aussi « la nécessité de développer une nouvelle offre d’épargne retraite » qui a quelques similitudes avec l’actuelle réforme.
Rien n’a donc été laissé au hasard. L’émergence prochaine de Sevriena montre que Nicolas Sarkozy et son gouvernement sont loin d’avoir tourné la page de la capitalisation. Ainsi, le document confidentiel de 2009 révèle que « la structure née d’un partenariat équilibré entre la CDC, CNP Assurances et le Groupe MM [Médéric] aura une action décisive dans la prise de conscience du marché et une contribution majeure au financement des besoins de retraite des salariés, cadres et non cadres. En dix ans, elle s’imposera comme le leader des solutions d’épargne retraite collective et individuelle avec une part de marché de plus de 17% en retraite collective et 4% en retraite individuelle » .
La réforme Sarkozy vise justement à renforcer l’épargne retraite créée par la réforme Fillon de 2003. Elle répond aussi à une demande expresse du Medef qui, en mai, avait rencontré le ministre du Travail, Eric Woerth. Laurence Parisot, présidente du Medef, avait alors réclamé « un nouveau dispositif très incitatif, voire obligatoire, de système par capitalisation ». Avant sa rencontre avec le ministre, la patronne du Medef avait vanté les « vertus » de la capitalisation, qui « crée des richesses et n’en ponctionne pas », et estimé que, « sur le long terme, l’évolution des marchés est toujours gagnante ». On comprend désormais pourquoi le Medef, dont Guillaume Sarkozy a été un temps son vice-président, trouve tant de vertu à la capitalisation.
Les discussions autour du projet de loi les incitent à aller vite. Le vœu de l’administratrice de la BNP Paribas, une des banques très favorables à la retraite par capitalisation, a été exaucé haut la main par les députés UMP proches des banques et des assureurs. Les amendements déposés par Xavier Bertrand, Arnaud Robinet et surtout par le très libéral Yannick Paternotte, secrétaire général des réformateurs, ont servi de base au texte adopté par l’Assemblée nationale.
Xavier Paternotte a présenté pas moins de 15 amendements relatifs à l’épargne retraite, et en a cosigné pas moins de 90 autres avec ses collègues. Et en fervent promoteur du « second pilier de la capitalisation », le député a réussi son coup en obtenant, en juillet 2010, le feu vert de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale et la bénédiction des assureurs.
La logique du texte adopté est claire : « Nous voulons inscrire l’épargne retraite comme un appui [à la retraite par répartition] et non comme un tabou », a plaidé Arnaud Robinet. Ainsi, le projet de réforme des retraites prévoit que la moitié des sommes perçues par un salarié au titre de la participation aux résultats de l’entreprise sera, sauf avis contraire dudit salarié, obligatoirement versée sur le plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco).
Les députés UMP ont étendu cette mesure à d’autres formes de capitalisation qui bénéficient d’avantages fiscaux : le plan d’épargne retraite d’entreprise (Pere) et le plan d’épargne retraite populaire (Perp). Enfin, pour renforcer l’attractivité de la retraite par capitalisation, l’homme lige de Nicolas Sarkozy, secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, est coauteur d’une mesure qui permet une sortie en capital, certes limitée à 20 %, lors du départ en retraite.
Xavier Paternotte n’hésite pas à reprendre à son compte les arguments du Medef pour expliquer ce volet de la réforme des retraites : « Relancer l’épargne retraite constitue une urgence sociale et un gage de compétitivité du tissu économique, favorable à l’emploi de demain ». C’est oublier le caractère très inégalitaire et la logique de ces fonds d’épargne retraite qui cherchent à maximiser les rendements et prennent des risques sur les marchés financiers. La crise a par ailleurs infligé un cinglant démenti à ceux qui juraient que le rendement du système par capitalisation était supérieur à celui du système par répartition.
Mais peu importe. Le recul de la retraite par répartition depuis les premières grandes réformes, qui ont commencé dans les années 1990 (voir l’encadré ci-dessous), s’est accompagné de la mise en place progressive des fonds de pension « à la française » qui sont un enjeu de taille pour les compagnies d’assurance et le capital financier. Laisser un champ de plusieurs centaines de milliards hors des marchés financiers leur est insupportable. Sevriena se chargera de récupérer cette manne.
La montée de la capitalisation
On doit au très libéral Alain Madelin l’instauration en 1994 de la première retraite par capitalisation, un an après la réforme de 1993. Elle concerne les non salariés (industriels, professions libérales, commerçants) et son encours est de 19 milliards d’euros en 2009. Il faudra attendre 1997 et l’adoption de la loi Thomas (qui sera abrogée en 2002) pour que naissent les plans d’épargne retraite, autre nom de la retraite par capitalisation. En 2003, la réforme de François Fillon favorise le développement de l’épargne retraite individuelle, avec la création du plan d’épargne retraite populaire (Perp), qui s’adresse aux 9,2 millions de salariés du privé imposables et du plan d’épargne retraite collectif (Perco) qui remplace le plan partenarial d’épargne salariale volontaire (PPESV), créé par la gauche en 2001. Le Perp a drainé 5,3 milliards d’euros en 2009 et le Perco, 3 milliards, jugés nettement insuffisant par les sociétés d’assurances qui convoitent les quelque 100 milliards d’euros de la retraite par répartition.
Rappelons que le Perp et le Perco ont été institués par des amendements déposés par Hervé Novelli, chef de file des libéraux au sein de l’UMP, et par un certain… Eric Woerth. Au total, tous produits confondus, l’encours de l’épargne retraite est de 123,8 milliards d’euros en 2009.
_T.B.
Notes
[1] Dans un système de retraite « par répartition », on prélève des cotisations sociales qui sont immédiatement reversées aux retraités. Dans un système de retraite « par capitalisation », l’épargne individuelle est placée dans des institutions financières (fonds de pension, compagnies d’assurances…). En France, les fonds de pension ont pris le nom d’ « épargne retraite », sans doute pour ne pas effrayer les salariés trop bien informés.

Un commentaire :

Sevriena, l’entreprise sarkozyste de démolition des retraites 18 octobre 13:11, par BIGGLOP
Bonjour, J’ai eu une information complémentaire sur le Groupe Malakoff-Médéric de la part d’un ami, cadre supérieur d’une entreprise rachetée par Carlyle Group. IL est proposé une mutuelle santé Malakoff et un contrat de retraite capitalisation Malakoff. Or, il m’a assuré que Carlyle Group serait associé directement ou indirectement dans le Groupe Malakoff-Méderic (Guillaume Sarkozy),et depuis avril 2008, le co-pilote de l’activité mondiale des services financiers de Carlyle Group n’est autre que Olivier Sarkozy (demi-frère de Nicolas Sarokozy, source Wikipédia et bulletin Carlyle). De plus, de amendements à le Réforme des Retraites ont été votés permettant la création de nouveaux produits de retraite par capitalisation "entreprises" et "individuelles". La concomitance entre les dates le nomination d’Olivier Sarkozy et celle de la création du Groupe Malakoff-Méderic ne sont pas pure coïncidence. Cherchez le conflit d’intérêts. Personne n’en parle, ni les partis d’opposition, ni les syndicats, sauf vous. Merci.

source : http://www.politis.fr/Sevriena-l-entreprise-sarkozyste,11865.html

--
moi j'aime garder mes plumes, vous connaissez la chanson...
'Je ne te parle pas, je chante pour moi-même...' Carmen, Bizet

Boneym_nf4qsi

Patatrasse

30/10/2010 à 16:11

Endomaitre ,analyse très intéressante en effet.
Alouette ,c'est trop long ,j'ai pas eu le courage de tout lire,désolé.

--
aux élections URPS du 16 décembre ,
FSDL What Else?

Avatar_small

king_zoulou

30/10/2010 à 20:03

Deux points que j'ai beaucoup de mal à saisir:

"En clair, la réforme est un formidable outil qui conduira à « l’asphyxie financière des grands régimes par répartition »"

"On peut légitimement nourrir des inquiétudes sur l'avenir de notre système de santé. Les réformes engagées depuis 2004 ne font que confirmer sa détérioration et l'on peut prédire son démantèlement d'ici quelques années."

Sans_titre_bdk6nt

Alouette, gentil alouette

30/10/2010 à 20:19

Patatrasse écrivait:
--------------------
> Endomaitre ,analyse très intéressante en effet.
> Alouette ,c'est trop long ,j'ai pas eu le courage de tout lire,désolé.

C'est vrai.
Ce n'est pas de moi (je suis bien incapable de pondre un truc pareil)

Dés que j'ai le courage je ferai un résumé pour notre site.
Je te le ferai savoir, en compilant les deux textes.

C'est l'horreur absolu et ça nous concerne a tellement de niveaux que ça devient franchement intolérable.

Surtout, ne me demande pas ce qu'il faut faire : sauf
1) lutter contre
2) faire peur aux élus qui votent ça

Ce n'est pas une question 'anti-Sarkozy'. C'est un détail.
C'est l'influence des assureurs ( plutôt des groupes d'investisseurs possédant les assurances) et leurs puissance.

Je te re-signale la disponibilité de l'émission d'ARTE (Le patient qui valait 3 milliards) en qualité merdique par mail privé. Explication de la totalité des manœuvres en cours à travers l'exemple Allemande et un peu Français (pas dentaire, mais tu sais bien que nous sommes quantité négligeable dans les deux pays...)

C'est une des bases de ma révolte ...

--
moi j'aime garder mes plumes, vous connaissez la chanson...
'Je ne te parle pas, je chante pour moi-même...' Carmen, Bizet

Sans_titre_bdk6nt

Alouette, gentil alouette

30/10/2010 à 21:01

king_zoulou écrivait:
---------------------
> Deux points que j'ai beaucoup de mal à saisir:
>
> "En clair, la réforme est un formidable outil qui conduira à « l’asphyxie
> financière des grands régimes par répartition »"

Pas de sous pour le régime par répartition (pas augmenter les cotisations, laisser mourir a petit feux...)

Des sous, avec avantage fiscal pour le privé.

-gestion par assureurs privés (prélevant 25 à 30% des bénéfices générés pour les actionnaires chaque année, avec stock-options et retraite chapeaux pour les dirigeants)

-Les privés gèrent le package privé-public (CNP)
-Les dirigeants : privé, avec (voir plus haut)

=> ce qui me fait dire : 25 à 30% des bénéfices générés par les sommes que nous ( vous....) consacrons à la retraite vont partir ailleur

>
> "On peut légitimement nourrir des inquiétudes sur l'avenir de notre système de
> santé. Les réformes engagées depuis 2004 ne font que confirmer sa détérioration
> et l'on peut prédire son démantèlement d'ici quelques années."

Je peux détailler. Mais ça sera plus simple si tu accepte de visionner l'émission d'arte. J'avais fait un espèce de résumé que je peux retrouver...

J'ai beaucoup aimé la réflexion d'une député régionale verte d'allemagne :
Nous avons de difficultés de financement pour notre système de soins. Pouvons nous consacrer 25% à la rémunération d'actionnaires ?

Une autre :
Un hôpital déficitaire ( comme d'hab...) propriété d'un 'conseil régional' endetté jusqu'au cou en vente pour 100000€ (environ). 4 sociétés d'investissement se sont partagé le pays en quatre parts : un hosto à vendre ici -> c'est pour untel...

La liste et longue, et pour l'hôpital et pour les libéraux de santé...

--
moi j'aime garder mes plumes, vous connaissez la chanson...
'Je ne te parle pas, je chante pour moi-même...' Carmen, Bizet

Cuisinier_quocuj

jeff2

30/10/2010 à 21:08

Alouette, gentil alouette écrivait:

>
> C'est une des bases de ma révolte ...
>

Whaouu prolixe l'alouette! mais là tu m'étonnes, un CNSD en colére? tu ne serais pas d'accord avec quelque chose? tu n'aurais pas envie de signer un truc?

--
Aux élections URPS du 16 décembre!
FSDL What Else?

Boneym_nf4qsi

Patatrasse

30/10/2010 à 21:23

Un CNSD en colère cela n'existe Jeff désolé , cela ne peut être qu'un FSDL refoulé !
Sors du placard Alouette , fais ton coming out une bonne fois pour toutes !!!!!!!
--
aux élections URPS du 16 décembre ,
FSDL What Else?

Sans_titre_bdk6nt

Alouette, gentil alouette

30/10/2010 à 21:30

jeff2 écrivait:
---------------

> Whaouu prolixe l'alouette! mais là tu m'étonnes, un CNSD en colére? tu ne serais
> pas d'accord avec quelque chose? tu n'aurais pas envie de signer un truc?

Oui, mon chèque a l'ordre de la CNSD pour 2011

--
moi j'aime garder mes plumes, vous connaissez la chanson...
'Je ne te parle pas, je chante pour moi-même...' Carmen, Bizet

Sans_titre_bdk6nt

Alouette, gentil alouette

30/10/2010 à 21:33

Patatrasse écrivait:
--------------------
>
> Un CNSD en colère cela n'existe Jeff désolé , cela ne peut être qu'un FSDL
> refoulé !
> Sors du placard Alouette , fais ton coming out une bonne fois pour toutes

EHH non, votre miroir aux alouettes ...

et depuis longtemps :=)

Souvenez vous : je suis un vieux ...

Et la mémoire marche encore...

--
moi j'aime garder mes plumes, vous connaissez la chanson...
'Je ne te parle pas, je chante pour moi-même...' Carmen, Bizet

Boneym_nf4qsi

Patatrasse

30/10/2010 à 21:42

Justement il n'est jamais trop tard, et si ta mémoire ne te fait pas défaut,tu dois encore te souvenir d'un paquet de conneries que ton syndicat a signé.
Allez le piaf,toi aussi ,rejoins le côté obscur de la force !
Tu verras ,ça te soulagera et libèrera ta conscience.....

--
aux élections URPS du 16 décembre ,
FSDL What Else?

Cuisinier_quocuj

jeff2

30/10/2010 à 22:25

Alouette, gentil alouette écrivait:
-----------------------------------

> Souvenez vous : je suis un vieux ...
>
> Et la mémoire marche encore...
>
>
justement Alouette, je ne connais pas beaucoup de 'CNSd aussi actif que toi, car même Catherine qui lit ce forum n'intervient jamais. Te rends tu compte que ton énergie servirait tellement un syndicat comme la FSDL, alors que tu sais très bien comment c'est difficile de faire bouger les culs plantés de la CNSD

--
Aux élections URPS du 16 décembre!
FSDL What Else?

Avatar_small

king_zoulou

31/10/2010 à 01:09

Je visionnerai bien volontiers le reportage d'Arte dont tu parles.
Si tu pouvais m'envoyer le lien vers la vidéo :)

Sans_titre_bdk6nt

Alouette, gentil alouette

31/10/2010 à 01:33

jeff2 écrivait:
---------------

> justement Alouette, je ne connais pas beaucoup de 'CNSd aussi actif que toi,

merci, je prends, mais bon, je pense qu'il y en d'autres et des plus doués que moi.

car
> même Catherine qui lit ce forum n'intervient jamais.

Je pense sincèrement qu'elle a autre chose à faire ( je l'espère au moins...).

Te rends tu compte que ton
> énergie servirait tellement un syndicat comme la FSDL, alors que tu sais très
> bien comment c'est difficile de faire bouger les culs plantés de la CNSD

Tu sais, j'aime les défis impossible ... :=)

Maintenant tu sais aussi que LA CNSD n'existe pas réellement en tant que structure uniforme.
Nous, la notre, forme une petite équipe bien soudée et complémentaire. Il se trouve que ça marche bien avec d'autres départements aussi.
J'ai la chance d'être ' un électron libre', de pouvoir faire ce que je veux et ne pas être trop embêté par 'les obligations'. Quand je regarde le planning de 'ma chef' ...
Non, je ne veux surtout pas sa place.

Exemple ( qui plaira a patatrasse ):

26/10 mail de l'ARS : réunion 28/10 après-midi.
J'ai rigolé quand j'ai vu le mail du copain qui doit y aller (11 RV's aux cabinet à déplacer + 1h30 de bagnole aller et retour...)

J'ai eu une pensée ému pour le copain le 28. Mais il faut pas lui dire...

Dis moi ameli : c'est toujours comme ça avec les grattes-papiers de l'ARS ?

C'est ce que tu appelle : travailler dans l'urgence ?

Faut pas oublier d'avertir les collègues en position éligible...

--
moi j'aime garder mes plumes, vous connaissez la chanson...
'Je ne te parle pas, je chante pour moi-même...' Carmen, Bizet

Plaquessiv2_vovj6l

ameli

31/10/2010 à 02:17

Alouette, gentil alouette écrivait:
-----------------------------------
> Dis moi ameli : c'est toujours comme ça avec les grattes-papiers de l'ARS ?
>
> C'est ce que tu appelle : travailler dans l'urgence ?

... hé oui !
et la rumeur pense qu'on se la coule douce.
mais à ce niveau, ce n'est plus dans l'urgence, c'est dans la précipitation permanente, sur tous les dossiers.

Sans_titre_bdk6nt

Alouette, gentil alouette

31/10/2010 à 02:44

ameli écrivait:
---------------
> Alouette, gentil alouette écrivait:
> -----------------------------------
> > Dis moi ameli : c'est toujours comme ça avec les grattes-papiers de l'ARS ?
> >
> > C'est ce que tu appelle : travailler dans l'urgence ?
>
> ... hé oui !
> et la rumeur pense qu'on se la coule douce.
> mais à ce niveau, ce n'est plus dans l'urgence, c'est dans la précipitation
> permanente, sur tous les dossiers.

Dis,STP, tu peux leurs signaler que nous on travaille, nous ?

Tu sais, si je tél pour annuler le RV de mon patient CMU de 14 heures il risque de me dénoncer à la halde...

Allez, bonne nuit

--
moi j'aime garder mes plumes, vous connaissez la chanson...
'Je ne te parle pas, je chante pour moi-même...' Carmen, Bizet

Avatar_small

Valois

30/11/2010 à 21:46

Notez bien que si vous précisiez que Guillaime Sarkozy n'est l'actuel et forcément provisoire président du groupe Médéric que parce qu'il a été élu avec les voix des délégués CGT et CFDT, ce serait déjà plus honnête. Car Médéric est une caisse paritaire où les syndicalistes votent pour choisir celui qui dirigera pour la durée de son mandat.
Enfin dans un grand souci d'honnêteté - mais si, mais si, ça doit être possible! - vous pourriez ajouter que Médéric étant une mutuelle à but non lucratif.......Bref ce qui semble ennuyer certains que nous ayons une Mutuelle en plein essor!

X-ray-03_ngdbtr

cyber_quenottes

30/11/2010 à 21:51

une mutuelle a but non lucratif , ca n'existe pas

le but d'une mutuelle c'est de faire de l'argent et de "l'effacer" des comptes en faisant des achats immobiliers et des placements en tous genres

menteurs et voleurs comme AXA et Cie

il faut avoir assisté à une AG pour comprendre

Boneym_nf4qsi

Patatrasse

01/12/2010 à 00:16

Valois , inscrit le 30/11, 1 message.
Tout ça pour ça ?
Ça fait pitié, et tu crois que l'on ne t'a pas vu venir l'escroc ?
Tu peux repartir chez toi avec tes protocoles dans le .....

Capture_d__cran_2015-03-12_12.28.09_h7phuc

chicot29

01/12/2010 à 00:45

Avantage fiscal ou pas le gus Mederic n'aura pas un centime de ma part. A but non lucratif quelle plaisanterie !, nous aussi on a le coeur sur la main si on était salariés on s'arangerait pil poil pour ne pas faire de bénéfices uniquement des salaires )))) En attendant on bosse sur du concret on ne fait pas que d'encaisser des cotisations et de reverser des prestations. Vous n'etes meme pas capables de gérer vos affaires il vous faut payer des "plateformes " pour ca.

Capture_d__cran_2015-03-12_12.28.09_h7phuc

chicot29

01/12/2010 à 00:45

Avantage fiscal ou pas le gus Mederic n'aura pas un centime de ma part. A but non lucratif quelle plaisanterie !, nous aussi on a le coeur sur la main si on était salariés on s'arangerait pil poil pour ne pas faire de bénéfices uniquement des salaires )))) En attendant on bosse sur du concret on ne fait pas que d'encaisser des cotisations et de reverser des prestations. Vous n'etes meme pas capables de gérer vos affaires il vous faut payer des "plateformes " pour ca.J'ai un pote qui fait la formation pour etre agent général ..... 4 mois seulement et c'est baché bonjour le niveau.

Avatar_small

endomaitre

01/12/2010 à 07:56

Il croit qu'on l'a pas vu l'affreux de mederic sous son manteau de bure en costard trois piéces qui veut des dollards dans la poche!
On sait ce que c'est la com et les elections des Sarko pére fils et frére!
Casses toi pov c...!

--
CNSD what for?
FSDL we can!