A lire et relire...

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dot doc

14/01/2004 à 11:44
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Algi

15/01/2004 à 11:27

Quand on sait que des hackers arrivent à pénétrer les fichiers du pentagone ou de la nasa......

Seule solution: aucun fichier, tout dans la tête...mais c'est pas autorisé.

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pseudo

15/01/2004 à 18:04

Consultation de mon informaticien préféré qui fournit quelques cabinets médicaux.
Ils ont une longueur d'avance sur nous dans le domaine de la protection des données médicales.

Les risques
Il ne faut pas devenir parano. Définition: c'est un médecin qui transmet ses fse
avec un ordi physiquement indépendant de celui qui contient son fichier patients.
A son avis, les fichiers des praticiens individuels n'intéressent pas encore les hackers.
La cible principale est actuellement le navigateur internet explorer (ie) de microsoft.
Depuis qu'il utilise le navigateur mozilla (gratuit sur le net) au lieu de ie, il constate
une très nette baisse de l'activité des pare feu.

Destruction des disques
Les sociétés de restauration physique de disques accidentés exploitent les données,
même si elles ont été effacées. Si on veut réellement une solution,
il faudra des entreprises agréées, comme pour l'élimination des déchets mercuriels.
Bonjour les formalités!

Protection
Les hackers sonr effectivement très forts.
Récemment, ils ont ont aussi décodé le cryptage des dvd.
Une solution à l'étude est que les données ne soient pas codées, mais restent anonymes.
Le lien avec le patient ne se ferait que par une clé cryptée individuelle (vitale 3 ?)
Pb: (entre autres) la carte serait nécessaire pour établir une facture
et il faudrait que tout le monde en soit porteur.

à suivre: intégrité et disponiblité des données.

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pseudo

21/01/2004 à 17:48

L'application de la loi Kouchner de 2002 sur le droit des malades a fait prendre conscience de la nécessité de protéger les données médicales informatisées tout en les rendant plus accessibles.
La publication de 1999 que nous propose dot doc devient tout à fait d'actualité.

Le "cahier des charges" d'un cabinet médical à mon informaticien préféré prévoit
l'utilisation de matériel courant càd un maximum de 4 disques de faible capacité (pour 2004)
et le tarif petites entreprises de dell comme base de comparaison de prix.

cadre légal
Le logiciel dentaire reste la propriété intelectuelle de l'éditeur, nous ne payons que le droit de l'utiliser.
En revanche, les données médicales sont la propriété (ou de la responsabilité juridique) du praticien.
Si les conditions d'exportation sont parfois scandaleuses (cf. forum) les éditeurs sont parés juridiquement.
En effet, on peut, et on devrait, stocker les données sur des disques séparés.
Il est de notre responsabilité d'assurer le secret et l'intégrité physique des données médicales
(Comme pour nos fiches cartonnées "d'ultime sauvegarde")

Intégrité des données: la pratique
Qu'il existe ou non un serveur dédié aux fichiers, pour éviter la perte de données
par destruction physique d'un disque, celles-ci sont rangées sur 2 disques identiques "en miroir" (raid 1)
Le système d'exploitation et les programmes sont sur un 3ème disque
pouvant être reconstruit en cas de destruction.
Un programme de sauvegarde automatique (gratuit sur le net) effectue des copies
sur un 4ème disque (éventuellement interchangeable)

protection électrique du serveur de données
explication complète en français sur:
http://www.apc.com

En résumé, on utilise un onduleur avec un logiciel qui arrête le serveur
avant que la charge des batteries ne devienne trop faible.
Pour notre cas la simulation donne Smart UPS 1000VA usb 230V

Des systèmes de ce type fonctionnent dans des cabinets médicaux,
à des coûts "raisonnables" malgré 4 disques.
Evidemment, parfois il faut choisir ses priorités.
Préfére-t-on changer de club de golf ou d'onduleur?

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dot doc

21/01/2004 à 19:59

Bravo pseudo : c'est complet et clair.
A part ça, je trouve assez cocasse l'association du nom de Kouchner avec l'intégrité (il est vrai des données).

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Alain

21/01/2004 à 20:59

"Cochons de dentistes, vous n’êtes pas à plaindre!"

...une phrase difficile à oublier n'est-ce pas?

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dot doc

22/01/2004 à 11:22

Surtout si on ajoute les aventures du bon docteur avec Total en Birmanie.
P... de C... de donneur de leçon. (Et je suis poli)