combien de films 2 ?
Avis aux amateurs.
Puisque l'on parle de cinéma, il fallait bien un numéro 2.
En cet été 42, tel Crésus,peu soucieux des signes extérieurs de richesse, je m’en allais, les cinq sous de Lavarède en poche.
Pas suffisant pour faire le tour du monde en 80 jours, pensais-je. Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage. Mais avec ça, même pas de quoi aller à Casablanca .
Pourtant, j’avais trimé, pour l’avoir, cette monnaie. Exploré des endroits effrayants, pour moi, cela avait été un vrai salaire de la peur. Pas la peur sur la ville, bien sur, mais la crainte de se faire avoir, de passer pour un guignolo.
Non pas que cela ait été difficile. Mais allez donc faire une affaire avec l’aîné des Ferchaux et Pierrot le fou. Pas moyen de savoir quoi que ce soit. Le monde du silence, voilà dans quoi j’étais entré.
Heureusement, Rebecca et Dolly nous avaient accompagné.
Dolly, sa magnifique chevelure formant un casque d’or mais toujours le cheveu en bataille. Au niveau capillaire, une vraie guerre.
Des étoiles dans les yeux, je m’aperçu qu’elle s’était approchée:
- Hello, Dolly, ça te dirait, une nuit à l’opéra.
- C’est cela, pour y voir tes demoiselles. De Rochefort à Cherbourg, tout le monde est au courant de tes liaisons. Dangereuse vie que tu mènes.
- Arrêtes, tu sais bien que j’ai des circonstances atténuantes. Quand tu rentres, t’as l’impression d’être dans une cage aux folles. Et puis que veux-tu, quand on est un Superman.
- Superman, Superman le retour, oui. Un inconnu, voilà ce que tu es. Un inconnu, un Xmen.
- OK, laissons tomber . Si chaque fois tu dois me sortir du placard tous ces squelettes et ces fantômes.
De L’opéra, ne parlons plus!
-Pourquoi pas Paris. Au mois d’août, la ville est superbe disait mon père. Mon père avait raison, et pour mon père la raison, c’était la gloire.
De mon père, je tiens d’ailleurs cette capacité à m’évader, à faire l’école buissonnière.
Et si Paris ne te plait pas, pourquoi pas Versailles. Louis XVI, Marie-Antoinette. Ah, si Versailles m’était conté
Et pourtant, à cette époque comme à présent, c’était le temps des faux semblant, des médisances, des tricheries. En rassemblant toutes les anecdotes, on pourrait presque en faire un roman.
D’un tricheur patenté, je tiens d’ailleurs la remarque suivante : Après sept ans de réflexion, je pense que j’ai bien choisi. Après tout, tricher est un péché véniel et ne fait pas parti des sept péchés capitaux.
- Ecoute, m’annonce alors Dolly, si tu veux m’emmener quelque part pourquoi pas Rio ?
- Bravo, et avec quel argent, d’autant plus que je flaire l’arnaque. Tu veux aller là bas pour retrouver ton mec.
- Mon mec, mon mec, quel mec ? Tu te trompes, voyons. Tu sais bien que tant qu’il y aura des hommes, de Rio ou d’ailleurs, je ne verrais jamais que toi.
De toute façon, avec ta manie de tout ressasser, avec toi, ce sera toujours l’éternel retour. Vers le futur dirigeons nos regards et que la fête commence.
Eugenol est sur facebook

